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18 novembre 2006

L'ISLAM et les musulmans en France.

Bonjour tout le monde! Aujourd'hui j'ai (encore une fois) envie de partager avec vous deux épisodes de l'excellente émission 2000 ans d'Histoire, sur France Inter, animée par Patrice GELINET. Les deux épisodes du jour sont consacrés à une histoire de l'islam en France.

Avec:

Mohammed Arkoun: Professeur émérite d'histoire de la pensée islamique, directeur scientifique de la revue Arabica.

Jean Flori: Directeur de recherche au CNRS et au Centre d'Etudes supérieures de civilisation médiévale. Spécialiste de l'histoire de l'histoire de la chevalerie et des croisades.

Jacques Frémeaux: Professeur d'histoire à la Sorbonne, spécialiste de l'histoire de l'Outre-Mer et du monde arabe.

A écouter avec un plaisir certain!

1ère partie:
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« Egyptiens, on vous dira que je viens pour détruire votre religion ; c’est un mensonge. Répondez que je respecte Dieu, son prophète et le glorieux Coran. » Bonaparte en 1798

Il y a près de 13 siècles, après avoir traversé les Pyrénées, une armée de musulmans d’Espagne, traversait l’Aquitaine en direction de Tours. Après avoir saccagé et pillé plusieurs villes, les cavaliers berbères de l’émir Abd el-Rahman étaient arrêtés au nord de Poitiers, le 25 octobre 732, par l’armée franque de Charles Martel. Cette bataille au cours de laquelle Abd al Rahman fut tué, arrêtait l’expansion d’une religion qui, en quelques années à peine, s’était étendue des rives de l’Indus jusqu’au pied des Pyrénées. C’était aussi le début de la très longue histoire de l’islam et des musulmans en France. Une histoire qui commençait à la fin du VIII° siècle entre deux religions et deux peuples et qui ne savaient rien les uns des autres. Quand, après Charles Martel et Pépin le Bref, Charlemagne, reprenait le combat contre ceux qu’on appelait alors les Sarazins.

2ème partie:
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En raison de leur nombre, de leurs traditions, de leur histoire et des années de présence française dans leur pays d’origine, en quelques décennies, les musulmans ont profondément transformé la société française. Mais malgré le temps qui passe, l’acquisition par la plupart d’entre eux de la nationalité française et l’accès de quelques uns, on vient de l’entendre, aux plus hautes responsabilités, les musulmans de France ont eu plus de mal que les autres à trouver leur place dans un pays ou il leur est difficile de s’intégrer. A cause de leur religion, de leur culture, et d’un passé mal digéré quand leur pays d’origine ou celui de leurs parents et grands-parents était une colonie française.

Enfin, voilà, allez have a good day et Enjoy :)

14 novembre 2006

Re: "Where the Boys Are, at Least for Now, the Girls Pounce"

mmmm mon avis sur l'article ci-dessous alors...

Let's say que ce n'est PAS qu'un tissus d'inepties. ça donne une image plus que caricaturale de la femme libanaise, une image très péjorative. Mais c'est comme partout c'est la minorité beelante que l'on voit alors que la majorité constituant la "normalité", elle, passe inaperçue.

Donc ce qui est décrit dans cette article est vrai, mais ne décrit pas une réalité généralisable. Une partie de la jeunesse dorée (ou qui aspire à l'être VITE) se comporte en effet comme ça, c'est un fait.

Mais ce n'est pas un phénomène nouveau, il ne date pas du 1er Novembre. C'est un fait qui m'a toujours choqué au Liban. Il est vrai que j'ai droit à des regards ou alors à des discussions avec de charmantes jeunes filles dans les différentes boîtes/bars de la rue Monod qui confirment que ces demoiselles ne m'auraient pas regarder si en préalable mes cousines/copines ne m'avaient pas présentées comme "Youri, il est médecin, il vit à Paris".

C'est juste un cran au dessus de la caricature de toute mère méditerranéenne qui veut que "ma fille tu épouseras un médecin ou un avocat" ou "mon fils tu seras médecin ou avocat". Le cran au dessus étant "ma fille tu épouseras un médecin ou un avocat qui t'emmèneras loin de ce pays (de merde)".

Donc il reflète UNE réalité étriquée qui est celle de ces demoiselles à la recherche du prince charmant en Mercedes SL immatriculée Quatar.

Mais il fait aussi écho à une réalité plus large celle-ci, les jeunes libanais ne croient PLUS à l'avenir de leur pays. Plus du tout, et encore moi après le gag de cet été. Chanty how many people of you're porm are STILL in Lebanon? Combien de mes copains de classes sont encore au Liban? Combien de mes copains d'enfance y sont encore? Et parmi ceux qui restent combien RÊVENT de se barrer? Il y a une raison derrière tout ça, c'est nous ne croyons plus à l'avenir de notre pays. Il y a encore 1 an j'avais comme projet d'emmener au Liban une bande d'amis, je les bassine depuis des années avec ça, et en 2005 pour la première fois je me suis dis "c"est possible, c'est assez calme et safe"...BAM! 10 mois plus tard une nouvelle guerre, 12 mois plus tard je ne sais pas quand je pourrais les y emmener. Mais le pire c'est que je ne sais pas quand j'aurais à nouveau l'ENVIE de les y emmener, et ça c'est plus grave. Beaucoup plus grave.

Enfin, voilà, allez have a good day et Enjoy :)

13 novembre 2006

Where the Boys Are, at Least for Now, the Girls Pounce

By KATHERINE ZOEPF
Published: November 2, 2006 - New York Times

BEIRUT, Lebanon, Nov. 1 — This is a city of nightclubs, but the nightlife is something else these days, and not just because of the feverish edge sharpened by the war last summer.

By 8 p.m., women in their 20s and early 30s are prowling in packs of five and six, casting meaningful glances at any and all passing men. In the bars the women dance for hours — often on top of the bar — and legs, midriffs, bare shoulders and barely covered bosoms are offered for public admiration.
Samir Khalaf, a professor of sociology at the American University of Beirut, said the scene astonished his American colleagues. “They are just shocked,” he said. “ ‘This is Lebanon, the Middle East?’ they say. They can’t stop talking about all the belly buttons, about all these highly eroticized bodies. You see it everywhere here, this combination of consumerism and postmodernism and female competition.”
For a few weeks twice a year, after Ramadan and before Christmas, thousands of Lebanon’s young men return from jobs abroad — and run smack into one of the world’s most aggressive cultures of female display. Young women of means have spent weeks primping and planning how to sift through as many men as possible in the short time available. The austere month of Ramadan ended a week ago.
The country’s high rate of unemployment pushes the young men to seek work elsewhere, sometimes in Western countries like France and Canada, but mainly in the United Arab Emirates, Saudi Arabia and the other oil states on the Persian Gulf. The women, inhibited by family pressures, are generally left behind.
“The demographic reality is truly alarming,” Professor Khalaf said. “There are no jobs for university graduates, and with the boys leaving, the sex ratios are simply out of control. It is now almost five to one: five young girls for every young man. When men my sons’ age come back to Lebanon, they can’t keep the girls from leaping at them.”
For the men, who return with deep pockets and high spirits, the holiday welcome is gratifying.
“In Doha it is completely impossible, because you can’t talk to women in the gulf,” said Wisam Hamdan, 35, back from Qatar, where he manages hairdressing salons. “But Lebanese girls are very friendly. I am hoping to meet lots of girls, and then I will pick one.”
The other night Roula Hallak, 27, was wandering the bars of Gemmayzeh, an eastern Beirut neighborhood, with a troupe of six meticulously dressed and made-up girlfriends.
“I’m not looking, but she is, and so is she,” Ms. Hallak said, poking two of them, who giggled and declined to give their names. “It’s so hard to meet the perfect guy this way, but there are so many out in Beirut at this time of year. You go out and you look and you’re always hoping.”
According to Professor Khalaf, Lebanese Christians have been migrating for economic reasons since Ottoman times. But as the nation’s economic crisis has deepened, the exodus has come to include young men from all religious groups and across the socio-economic spectrum, as well as a tiny but growing number of young women.
Over the last two decades, the Persian Gulf has become the economic pole, and its pull has only grown stronger since the monthlong war this summer between Israel and the Hezbollah militia in Lebanon. With the political situation here still so uncertain, investment and work opportunities are growing even scarcer, and the gender imbalance worsens.
For young women here, dressing fashionably is a competitive game; stare-down contests between young women in restaurants and malls are common, particularly, say the girls, when one of the women is accompanied by an attractive Lebanese man.
Kareen Yazbek, a Beirut psychologist, says that the lack of available men is a constant theme in her discussions with young women recovering from depression and drug addiction.
“Throughout my practice, the main issue that comes up with many young women is that they can’t find anyone to be with or to marry,” Ms. Yazbek said. “Among college-age girls it’s not such a problem, but after graduation there’s a big change as the men start seeking work outside of Lebanon.”
“The social pressures on young women are just huge,” Ms. Yazbek continued. “The focus is more and more on being beautiful, on pleasing other people. The competition is intense, conformity is a big thing, and everyone, rich and poor, gets plastic surgery. You can go to parts of Beirut where almost every young woman has the same little nose.”
And the big prize, all seem to agree, is the attention of one of the visiting native sons.
“The guys that remain in Lebanon are the stupid ones!” exclaimed Nayiri Kalayjian, 19, who was hitting the bars on Monot Street, in central Beirut, with three girlfriends.
“We’re too good for them,” she said. “The ones who remain in Lebanon are the ones with closed mentalities, the ones who just want a virgin girl. You start to feel that the men who stay in Lebanon are the ones with no ambition in their work, and so you wonder, why are they still here?”

Enfin, voilà, allez have a good day et Enjoy :)

31 mars 2006

Ramallah sur Seine ou Kaboul sur Rhin?

"Comme ils se sapent, mini jupes et tout, on dirait qu'ils attendent...walla.
On est dans le 93, on s'habille pas avec des mini jupes, c'est quoi ça!!
On dirait des putes...quand on voit de ptites, ils arrivent avec leurs mini jupes, ils provoquent, c'est tout, ils cherchent la bagarre. C'est tout, fallait pas arriver comme ça!!!"

Ce sont les propos d'une collégienne de Drancy parlant de jeunes élèves allemandes de passage dans son collège dans le cadre d'un échange entre les deux établissement. Le point le plus effrayant dans cette histoire: ces jeunes allemandes ont été caillassées dans la cour d'école parce qu'elles portaient des mini jupes!! Notre bonne collégienne explique que ces allemandes ont "provoquées" en portant des minijupes et qu'elle comprenait les jeunes garçons qui avaient caillassés nos voisines d'outre-rhin, ils n'ont fait ça que pour "représenter" leur département et que oui, la "mini jupe ça ne se fait pas"!

Ça c’est passé au Collège Jorissen de Drancy, le 29/03/2006. Ah, pour mes amis non franciliens et non résidents en France qui nous lisent, Drancy c’est bien en France, c’est juste à côté de Paris. Si si je vous assure en France, en Europe...mais si voyons, le pays à côté de l'Allemagne, l’Espagne, l’Italie, le Luxembourg, la Suisse, la Belgique tout ça tout ça...

Voilà...il semblerait donc que le port de la mini jupe dans le 93 soit un sacrilège et la lapidation serait le châtiment approprié. En tout cas c’est ce que moi je comprends des propos de cette jeune fille, probablement en classe de 3ème, et issue du système éducatif français qui est supposé promouvoir des valeurs telles que l'égalité la liberté, la fraternité, la compréhension mutuelle, le vivre ensemble. A moins que les nouveaux programmes soit très très différents de ceux que j’ai connu il y a quelques années.

Quelque chose à déraillé à un moment donné, je ne sais pas ce que c'est mais ça à bien déraillé! Honnêtement je ne sais pas quoi écrire, je ne fais que vous rapporter ce fait divers qui est passé plutôt inaperçus mais qui moi m’a ENORMEMENT choqué! Il va falloir expliquer à ces jeunes imbéciles que le Moyen-Âge est révolu ou alors m'expliquer à moi le pourquoi de tels actes barbares.

Dans quelques semaines ce sont les jeunes de Drancy qui traverseront le Rhin, les Allemands ont promis que l'accueil serait très différent...ils auraient pu remplacer “différent” par “civilisé”.

Enfin, voilà, allez have a nice day (or at least try) et Enjoy :)