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13 juin 2007

Nouvel attentat à Beyrouth : un député tué

Une explosion a eu lieu dans le secteur musulman de la capitale, à proximité d'un club fréquenté par les officiers de l'armée, entraînant la mort de quatre autres personnes.

Un député de la majorité parlementaire antisyrienne, Walid Eido, a été tué, ainsi que quatre autres personnes mercredi 13 juin dans un attentat à l'explosif qui a provoqué un incendie, près du bord de mer à proximité de la région de Manara, selon la chaîne de télévision privée Future TV, appartenant à la famille Hariri, à la tête de ce parti. On dénombre également une dizaine de blessées, selon des sources policières et des secouristes.

Cet attentat s'est produit non loin d'un club fréquenté par les officiers de l'armée, a-t-on précisé de mêmes sources, dans le secteur de Beyrouth à majorité musulmane.

La charge était placée sous une voiture en stationnement, selon la police.
C'est la première fois qu'un attentat frappe la capitale en plein jour depuis la vague d'attentats contre des quartiers résidentiels et commerciaux qui a suivi l'engagement de l'armée libanaise dans des combats contre des islamistes au Liban nord.

Au total, neuf attentats et explosions ont secoué Beyrouth et ses environs depuis le 20 mai.
13/06/2007 - 17:57

08 juin 2007

Paris invite les forces libanaises à une réunion

Bernard Kouchner a proposé vendredi à "l'ensemble des forces politiques libanaises" une réunion informelle. Selon le ministère français des Affaires étrangères, cette réunion, qui pourrait avoir lieu fin juin en France, a pour but de "favoriser le rétablissement d'un dialogue entre les forces vives" du pays, face à la crise politique.

Au Liban, la majorité a accueilli favorablement cette initiative et l'opposition s'est montrée ouverte mais réservée.

"Nous n'avons rien contre participer à cette réunion mais l'invitation n'est pas porteuse de (grandes) espérances quant à l'émergence d'une solution", a indiqué une source haut placée de l'opposition.

Seul le Hezbollah, fer de lance de l'opposition libanaise, n'a pas encore réagi à la proposition française.

De son côté, le principal groupe de la coalition gouvernementale libanaise, Le Mouvement du Futur, a salué l'idée d'une rencontre à Paris. "Nous accepterons d'y participer une fois que nous aurons reçu l'invitation officielle", a déclaré un haut responsable du parti de Saad Hariri.
Le ministre des Affaires étrangères français, Bernard Kouchner, a pris vendredi l'initiative de cette rencontre afin "d'aider les Libanais à se retrouver entre eux dans un cadre convivial, dépassionné et qui permettra (...) de restaurer ce dialogue entre les différentes parties."
"Il ne s'agit en aucun cas de se substituer au dialogue interlibanais. Il ne s'agit pas non plus d'organiser une nouvelle conférence internationale", a insisté le ministère.
Au sujet de la date et du lieu prévu pour une telle réunion, le Quai d'Orsay a précisé "on évoque la fin de ce mois" (de juin) dans "un lieu que nous souhaitons garder discret."
Depuis le 20 mai, des affrontements, les plus graves sur la scène intérieure depuis la guerre civile libanaise de 1975-1990, ont éclaté à Nahr al Bared, l'un des douze camps de réfugiés palestiniens au Liban.
En deux semaines, les combats entre l'armée libanaise et des activistes proches des idées d'Al Qaïda ont fait au moins 105 morts, dont 40 militaires et au moins 20 civils.

01 juin 2007

Are Lebanon's dozing leaders finally ready to get to work?

Friday, June 01, 2007

After more than six months of reckless politicking and pouring fuel on the fires of instability, the ruling coalition in Lebanon has finally acknowledged the urgent need to address the governing crisis in this country. In a joint statement on Thursday, the leaders of the parties in the ruling coalition called on the opposition to engage in dialogue and form a national unity government.

This development is rather late in coming. The country's sleeping political class has allowed the power struggle to drag on for far too long, and has seemingly striven to make matters worse throughout. Instead of exchanging views and keeping their disagreements on a level that would not affect the lives of ordinary citizens, they have been relentless and venomous in their attacks, often escalating tensions to the point of peril. The two sides have been engaging in a reckless game of brinkmanship that has on several occasions stirred sectarian passions to a point of frenzy, pushing the country dangerously close to the brink of an abyss. Average Lebanese citizens have had no recourse other than to look on helplessly as their leaders shamelessly gamble with their destinies.

Now suddenly the ruling coalition seems to have grasped the urgency of the situation and is calling upon members of the opposition to help them rule this country. But the chickens may have already come home to roost: It may already be too late to stave off the consequences of months of recklessness on the part of the political establishment. According to the Global Peace Index published this week, Lebanon already ranks among the bottom 10 states in the world in terms of peace and sustainability. And thanks to the actions - or rather inaction - of Lebanon's political class, this country could soon be vying for the spot at the bottom of the heap, where civil-war-torn Iraq is currently relegated. The report's sponsor correctly stated that the data ought to serve as a "wake-up call" for leaders around the globe.

Our own somnolent leaders will not be able to repair the damage they have done with a handful of nationalistic slogans. For more than six months, the two sides have been brandishing nothing but symbolic phrases such as "truth," "resistance," "justice," "national unity," "independence" and "sovereignty." The time for empty slogans has long passed; it is time for a plan of action. What we need now is a detailed plan to break the gridlock that has paralyzed government activity and strangled the economy. We need a specific plan of action for constitutional reform, drafting an electoral law and paying down the national debt. We need committees to actually start working on resolving the problems this country is facing.

Any exit to the political crisis will have to begin with a serious effort on the part of Speaker Nabih Berri and Prime Minister Fouad Siniora. The two leaders will have to meet and map out a course of action with haste, before this country is engulfed in the flames sparked by the irresponsible actions of its leaders.

Copyright (c) 2007 The Daily Star

27 mai 2007

Liban, une nouvelle fois victime des accords du Caire et de la couardise des autres pays arabes.

Mercredi 23 mai, plus de 10 000 des 30 000 réfugiés palestiniens du camp de Nahr El-Bared ont quitté les lieux après avoir passé trois jours entre les feux de Fatah Al-Islam et de l'armée libanaise. L'Orient-Le Jour a recueilli leurs témoignages

Ils ont fui à pied ou en voiture le camp de Nahr El-Bared pour se réfugier dans le camp voisin de Beddaoui, où des écoles et des mosquées ont été mises à leur disposition. Tout le long de la journée du mercredi 23 mai, le flot de réfugiés se rendant à Beddaoui ne s'est pas arrêté. Arrivés dans ce camp, situé à une dizaine de kilomètres de Nahr El-Bared, ils laissent éclater leur colère contre Fatah Al-Islam, les leaders palestiniens, l'armée et le gouvernement libanais, ainsi que tous les pays arabes. Nés dans des pays d'accueil, ballottés entre des camps, n'ayant que des cartes de réfugiés pour tout papier d'identité, pauvres parmi les pauvres mais tentant de vivre dignement malgré tout, les civils palestiniens ont appris avec le temps et après leurs amères expériences, accumulées depuis 1948, à ne plus s'en remettre qu'à Dieu.

Hier, les rues de Beddaoui – camp généralement calme et tranquille – grouillaient de monde. Il y avait des bus, relevant d'associations libanaises et palestiniennes et transportant des réfugiés qui faisaient la navette entre Nahr El-Bared et Beddaoui. Des hommes, des femmes et des enfants, portant pour tout bagage de petits baluchons ou des sacs en plastique, se promenaient comme pour découvrir l'endroit. Certains d'entre eux étaient encore à la recherche de parents et d'amis. Les civils du camp de Nahr El-Bared ne s'attendaient pas à ce que l'armée libanaise, qui n'a jamais riposté aux tirs de miliciens palestiniens depuis plus de trente ans, réagisse aux provocations de Fatah Al-Islam.

"C'est un complot contre nous. Le gouvernement Siniora et ses partisans veulent la guerre civile. Ils ont eux-mêmes créé Fatah Al-Islam pour déclencher la guerre et accuser les réfugiés palestiniens encore une fois d'être à la base d'événements au Liban. Ils font tout cela parce que nous soutenons le Hezbollah", indique Haytham. Les hommes qui l'entourent acquiescent. Hassan, lui, compare la situation de Nahr El-Bared à celle de Tall El-Zaatar [en juin 1976] "quand les Libanais nous avaient encerclés injustement et massacrés", dit-il. Walid renchérit : "C'est pire que les massacres de Sabra et Chatila [en septembre 1982]".

Hassan, Walid, Haytham et les autres conviennent qu'Ariel Sharon [l'ancien Premier ministre israélien] est plus juste et plus clément que Fouad Siniora. Ils accusent "l'armée libanaise d'utiliser les armes des Américains et des Israéliens", affirment que "l'armée de l'Etat hébreu, contrairement à l'armée libanaise, n'a jamais tué des innocents car elle n'effectue que des bombardements ciblés". L'un d'eux lance encore : "De toute façon, le Liban n'a jamais été indépendant."

Mais le camp de Nahr El-Bared n'abrite-t-il pas des terroristes de Fatah Al-Islam, qui ont tendu des embuscades à l'armée, tuant et égorgeant une vingtaine de soldats dimanche dernier ? Un bon nombre de réfugiés reconnaît que le camp de Nahr El-Bared a été l'otage de Fatah Al-Islam, qu'ils s'attendaient à des accrochages entre le groupe terroriste et l'armée libanaise mais n'avaient jamais imaginé que les combats seraient d'une telle intensité.

Mayssour, qui fait beaucoup plus que ses 56 ans, tient à raconter l'histoire de son fils Ahmad, 24 ans, "victime de Fatah Al-Islam". Le 3 mai dernier, il a reçu une balle perdue à la tête lors d'un accrochage entre un membre de Fatah Al-Islam et un autre milicien du camp. Ahmad a perdu la mémoire et l'usage de la parole. Il est aussi devenu hémiplégique. "L'armée libanaise a agi trop tard. Il fallait qu'elle prenne ce genre de mesures il y a des mois. Les combattants de Fatah Al-Islam sont des criminels, des terroristes, des bouchers. Cela fait plus de six mois, depuis qu'ils sont apparus à Nahr El-Bared, que nous vivons dans la terreur. On ne peut rien contre eux. Ce sont des gens qui n'ont rien à perdre. Ils ont aussi beaucoup d'argent…", dit-il. Il affirme encore que lundi matin, en pleins combats, des gens de Fatah Al-Islam ont égorgé un civil palestinien qu'ils ont soupçonné d'avoir des contacts avec l'armée libanaise.

Mayssour raconte encore que le camp de Nahr El-Bared abritait avant le début des combats plus de 700 terroristes de Fatah Al-Islam. "Ils sont de diverses nationalités. Beaucoup d'entre eux sont libanais. Mais il y a aussi des Palestiniens, des Syriens, des Irakiens, des Jordaniens, des Yéménites et des Tunisiens", dit-il, ajoutant que "l'armée libanaise n'arrivera pas au bout de ses peines, même si elle détruit entièrement le camp."

Patricia Khoder dans L'Orient Le Jour

26 avril 2007

Présidentielles 2007


Bientôt dans les mairies?

Enfin, voilà, have a nice day et enjoy!

10 février 2007

Sarkozy Vs Ségolène? Sarkolène Vs Ségozy? Je m'en fous!

Amis lecteurs, si vous êtes assidus de ce blog vous vous êtes sûrement déjà rendu compte que ça fais un certain temps que je ne me suis pas exprimé sur la politique intérieure française. Si ce n'est pas le cas la suite de ce billet ne vous intéressera probablement pas, mais on va faire comme si vous vous étiez tous rendus compte de ce fait atterrant et tout bonnement passionnant! Mais pourquoi me direz-vous, ou vous ne le dites pas, mais faites comme si, merci. Donc je disais, enfin vous me disiez, "dis donc le panda ça fais longtemps que tu ne nous a pas saoulé avec tes élucubrations au sujet de la scène politique française" Ben la raison est très simple, la politique en France ces derniers temps m'ennuie! Mais si je vous assure! Pléthore de sondages nous assomment avec le soit disant intérêt que les français portent à cette campagne présidentielle, je dois donc faire partie de cette frange marginale qui s'en fous! Au fait non, je ne m'en fous pas, je m'emmerde! Prenez n'importe quel candidat et vous allez entendre les mêmes idées lyophilisées, sorte d'"idées 30'" fournies par des états majors politiques certains que ce que les français recherchent sont de idées simples que l'on peu prépare en ajoutant un peu d'eau chaude. Le programme du parti socialiste est tellement léger et inapplicable qu'il donne l'impression de pouvoir être lu en apesanteur. Sarko avec sa nouvelle image sous disant consensuelle et fédératrice s'éloigne de plus en plus de sa fameuse rupture. Les diverses extrêmes ont le mérite de la constance dans leurs discours risibles. Le seul qui semble surnager dans cet océan de médiocrité politiquarde reste le bon François Bayrou, mais même lui me déçoit ou pour être plus précis me fait languir par son manque de propositions concrètes. Alors oui, je ne fais pas partie de ces 75% de gens passionnés par la campagne pour la magistrature suprême. Une autre explication possible aussi, je peux faire preuve d'un snobisme tel que m'intéresser au même moment à un sujet qui passionne le 3/4 des gens de ce pays me chagrine ;).

Enfin, voilà, allez have a nice day et Enjoy :)

27 janvier 2007

Beyrouth enterre ses morts, l'armée lève le couvre-feu.

Le Hezbollah libanais et ses alliés ont enterré vendredi trois de leurs activistes tués lors d'affrontements entre sunnites et chiites la veille à Beyrouth et ont appelé à l'unité du Liban pour éviter que ce dernier ne sombre dans la guerre civile.

L'armée libanaise a levé le couvre-feu nocturne décrété jeudi soir, mais les établissements scolaires et universitaires sont restés fermés. La veille, quatre personnes avaient été tuées par balles et 200 autres blessées dans ces affrontements survenus sur le campus de l'Université arabe de Beyrouth.

Le Courant du futur, formation politique sunnite, a fait savoir que la quatrième victime des affrontements était l'un de ses membres.

Les chiites du Hezbollah ont lancé le 1er décembre une campagne de manifestations avec leurs alliés maronites du général Michel Aoun pour faire plier le gouvernement pro-occidental de Fouad Siniora.

"Nous exhortons tous les dignitaires religieux, chrétiens et musulmans, et toutes les personnes de bonne volonté de ce pays à assumer leurs responsabilités avant qu'il ne soit trop tard", a lancé un haut responsable du Parti de Dieu, le cheikh Mohamed Yazbik, lors des obsèques d'une victime.

"Ce sang si pur et si précieux a été versé pour le bien de l'unité et son empreinte restera."

"S'ILS NOUS ATTAQUENT, NOUS RÉAGIRONS"

Des centaines de personnes ont participé dans l'est du Liban aux funérailles d'un étudiant membre du Hezbollah abattu pendant les affrontements à l'Université arabe de Beyrouth.

Lors de funérailles organisées pour un autre activiste à Ouzai, quartier défavorisé de la capitale libanaise, des participants ont tiré en l'air à l'arme automatique. Des femmes, sur les balcons, ont lancé du riz sur la procession.

"Mort à Siniora, mort à Djoumblatt", ont scandé les participants, faisant référence au Premier ministre et à l'un de ses principaux alliés, le leader druze Walid Djoumblatt.

"Les gars veulent qu'on riposte, mais le parti ne le souhaite pas et nous suivons les instructions du parti", a déclaré Ibrahim Nasrah, 21 ans. "S'ils nous attaquent, alors bien sûr nous réagirons."

La circulation a repris - faiblement - dans les rues des quartiers majoritairement sunnites de Beyrouth après la levée du couvre-feu, à 06h00 locales (04h00 GMT), mais on redoute une reprise des violences qui font craindre à certains un retour à la guerre civile de 1975-90.

L'armée demeurait très présente dans les quartiers les plus sensibles, mais de sources militaires on estimait qu'il ne serait pas nécessaire de décréter un nouveau couvre-feu vendredi soir, les autorités maîtrisant à présent la situation.

"Ça sent très mauvais. La situation va se transformer en un nouvel Irak ici", estimait toutefois un marchand de quatre-saisons dans un quartier mixte de la capitale.

LA SYRIE POINTÉE DU DOIGT

"Que Dieu maudisse ceux, quels qu'ils soient, qui ont réveillé (la violence interconfessionnelle) !", titre à la "une" le quotidien As-Safir.

L'ambassadeur des Etats-Unis à Beyrouth, dont le pays soutient Fouad Siniora contre le Hezbollah et ses alliés chiites et chrétiens, a estimé que la situation était devenue "très dangereuse".

Jeffrey Feltman a accusé le grand voisin syrien de s'ingérer à nouveau dans les affaires intérieures du Liban. "L'Histoire nous a enseigné que des puissances étrangères comme la Syrie se sont comportées ainsi par le passé. Et sans pouvoir fournir de preuves irréfutables, on peut toutefois sérieusement avancer une nouvelle intervention de Damas", a dit le diplomate américain sur la chaîne de télévision Al Hourra, financée par Washington.

Le chef spirituel du Parti de Dieu, le "sayyed" Hassan Nasrallah, a pour sa part lancé une "fatwa" (édit religieux) appelant ses partisans à évacuer les rues.

Quant au chef de file des sunnites, Saad al Hariri, fils de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri assassiné en 2005, il a demandé à son camp de faire preuve de retenue.

"J'appelle chacun à revenir à la voie de la raison", a-t-il dit à Paris où il a assisté jeudi à la conférence internationale de bailleurs de fonds du pays du Cèdre, dont les infrastructures ont été en grande partie détruites par la guerre de l'été 2006 entre le Hezbollah et l'armée israélienne.
Source: Reuters

24 janvier 2007

L'ISLAM et l'Hôpital publique: fin?

iPanda: Guilty!
Vous vous souvenez peut-être de deux posts que j'ai fais sur l'ISLAM et l'Hôpital publique (si ce n'est pas le cas ne pas hésiter à lire et ). Donc voici aujourd'hui la suite dans la presse.

P ARIS (Reuters) - Un Français de 23 ans, Fouad ben Moussa, a été condamné à Paris à six mois de prison ferme pour des violences sur un médecin à qui il reprochait d'avoir ausculté sa femme qui venait d'accoucher. L'incident s'était produit en novembre dernier à l'hôpital Robert Debré, à Paris. Le tribunal correctionnel, qui a suivi les réquisitions du parquet, a en outre condamné le prévenu à verser 2.500 euros de dommages et intérêts et frais de procédure au médecin, le professeur Jean-François Oury, à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et à l'Ordre des médecins, parties civiles. Ces deux institutions assurent que ce type de violence provoquée par des patients invoquant des principes religieux se multiplie dans les hôpitaux publics. L'avocat de l'Ordre des médecins a assuré à l'audience que des praticiens refusaient même désormais d'assurer des gardes pour ce motif. "Nous ne pouvons pas accepter que les personnels soient agressés pendant leur service. Ces comportements mettent en danger les autres patients", a dit un représentant de l'Assistance publique, au procès. Le 9 novembre 2006, Fouad ben Moussa, chauffeur routier, a bravé une interdiction et fait irruption en salle de naissance pour exiger des informations sur l'état de son épouse qui venait d'accoucher. Le professeur Oury l'a rassuré, accompagné dans la chambre de sa femme et a commencé l'examen de cette dernière, mais Fouad ben Moussa l'en a empêché en lui prenant les mains puis l'a expulsé de la chambre en lui expliquant que la religion musulmane proscrivait de tels contacts. Le médecin s'est emporté et a expliqué que les règles de la laïcité prévalaient à l'hôpital mais Fouad ben Moussa est resté aux environs de la salle de travail plusieurs heures pour invectiver le médecin et le personnel, puis a giflé le professeur jusqu'à ce que des vigiles puis la police interviennent pour l'emmener au commissariat. A l'audience, le prévenu a exprimé ses regrets, affirmant que son comportement avait été provoqué par un état de stress et un manque d'information. Il a expliqué que son médecin traitant lui avait assuré que son épouse serait prise en charge exclusivement par des femmes. "On est en République, dans un lieu public et laïc. L'hôpital public, c'est le lieu où tout le monde vient au monde avec les mêmes chances, le premier lieu de la mixité sociale. Ce n'est pas vraiment pas là qu'il faut invoquer la religion pour obtenir un traitement différent, ce comportement est inadmissible", a dit la représentante du parquet.

Enfin, voilà, allez have a nice day et Enjoy :) ... Et surtout merci ROUMI :)

23 janvier 2007

Liban: violences lors des manifestations d'opposition!

AP 23.01.2007 14:25

Des manifestants ont paralysé le Liban mardi, en brûlant notamment des pneus et des voitures à Beyrouth et dans les environs pour soutenir le mot d'ordre de grève générale lancé par l'opposition dans l'espoir de renverser le gouvernement de Fouad Siniora. Il y aurait plusieurs dizaines de blessés.
Dans certaines régions, partisans du gouvernement et de l'opposition se sont affrontés à coups de pierres et de poing; quelques coups de feu ont même été tirés. Plusieurs dizaines de blessés ont été signalés à Beyrouth, et la police faisait état de 25 blessés par balles, dont deux gardes du corps d'un homme politique proche du gouvernement, lors de heurts dans des villes du centre et du nord du pays.
Le principal dirigeant de l'opposition chrétienne, Michel Aoun, a affirmé sur la chaîne de télévision Al-Arabiya que sept membres de l'opposition étaient blessés. Au moins trois manifestants ont été blessés par balles dans la ville portuaire de Byblos, d'après le député d'opposition Abbas Ashem à Al-Arabiya. A Batroun, dans le nord, l'opposition a également annoncé que deux de ses partisans avaient été atteints par des balles.
L'opposition, qui manifeste régulièrement depuis deux mois contre le gouvernement, opérait par petits groupes pour tenir les barrages et bloquer des routes. A Beyrouth, de nombreux banlieusards étaient coincés chez eux et, dans certains quartiers, les commerces sont restés portes closes.
Les manifestants ont mis le feu à des pneus sur les routes principales au nord et au sud de Beyrouth ainsi que sur le périphérique de la capitale libanaise, dont le ciel était plombé par des nuages de fumée noire. Des soldats et les pompiers ont été appelés pour lever ces barrages routiers.
Dans tout le pays, des milliers de policiers et de soldats ont été déployés afin de séparer les deux camps en cas d'affrontements et de rouvrir les routes. Dans certains cas, la levée des barrages faisait l'objet d'une négociation, dans d'autres, les forces de sécurité ont chargé.
La route conduisant à l'aéroport international du sud de Beyrouth était bloquée, tout comme l'autoroute qui relie la capitale aux régions montagneuses, ainsi que celle qui mène à Damas, en Syrie, selon la télévision du Hezbollah. En revanche, l'aéroport continuait de fonctionner normalement malgré l'absence d'une partie des employés, d'après les autorités. Sept vols ont été annulés.
Pour les autorités, ces perturbations relèvent d'une tentative de coup d'Etat. "Cela fait partie du putsch. Cela va échouer comme dans le passé, et le gouvernement légitime du Liban va rester ferme", a lancé le ministre des Télécommunications Marouan Hamadeh sur Al-Arabiya.
De nombreux Libanais ne sont pas allés travailler, soit pour manifester leur soutien à la grève, soit par crainte des violences. Les responsables de certaines écoles ont envoyé des SMS aux parents pour faire savoir que les établissements resteraient fermés.
L'opposition libanaise dirigée par le Hezbollah chiite pro-syrien et pro-iranien avait appelé à la grève générale pour intensifier sa campagne destinée à faire chuter le gouvernement Siniora. Le parti islamiste exige la formation d'un nouvel exécutif de coalition où il posséderait davantage de poids. Proche de l'opposition, la fédération des syndicats libanais, forte de 350.000 adhérents, a elle aussi appelé à la grève générale, contre les projets de hausses fiscales.
Le bras de fer et les violences seront présents aux esprits mercredi et jeudi à Paris, où le Premier ministre Fouad Siniora doit déjeuner avec le président français Jacques Chirac et présenter à la presse les enjeux de la Conférence internationale de Paris sur le soutien au Liban prévue pour jeudi. AP

!Flash! Grève générale au Liban: TENSION MAXIMALE

05:06 23.01.2007, dernière mise à jour 06:18

Deux partisans de l'opposition libanaise ont été blessés par balles alors qu'ils tentaient de bloquer une route au nord de Beyrouth. Cet incident est survenu au début d'une journée de grève générale décrétée par l'opposition. Les deux blessés ont indiqué être des partisans du leader chrétien Michel Aoun. Selon des témoins, ils tentaient de bloquer la route entre Jbeil et la petite ville côtière de Halate, plus au nord, lorsqu'ils ont été visés par ces tirs.

Ailleurs, notamment à Beyrouth, plusieurs grands axes routiers ont été bloqués par des partisans de l'opposition libanaise, au milieu de mesures de sécurité renforcées. Les manifestants ont notamment brûlé des pneus et déversé du sable et des cailloux au milieu de la chaussée, sur les grands axes de la capitale et dans d'autres régions.

L'armée, qui a déployé des blindés aux carrefours importants et des centaines de soldats, est intervenue dans certains cas, éteignant les feux et rouvrant la route à la circulation.

L'opposition a appelé à cette grève pour protester contre le gouvernement de Fouad Siniora, qui doit participer jeudi à Paris à une conférence d'aide économique pour le Liban. Le premier ministre, comme les autres leaders de la majorité parlementaire antisyrienne, a de son côté exhorté les Libanais à aller travailler normalement et à "ne pas céder aux menaces et aux pressions de l'opposition". Il a accusé l'opposition, emmenée par le puissant parti chiite Hezbollah, de chercher à "saboter" la conférence de Paris.

Cette conférence est destinée à apporter un ballon d'oxygène à l'économie libanaise, au moment où le pays est accablé par une dette publique de 41 milliards de dollars aggravée par l'offensive israélienne de l'été. Pour convaincre les donateurs, M. Siniora doit présenter à Paris un plan de réformes prévoyant notamment une hausse de la TVA et des privatisations.

L'opposition, favorable sur le principe à la conférence, est opposée aux réformes accusées d'accabler les classes populaires.
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Des manifestants ont commencé mardi matin à bloquer des routes en brûlant des pneus autour de Beyrouth et dans d'autres régions du Liban dans le cadre de l'appel à la grève générale lancé par l'opposition au gouvernement du Premier ministre Fouad Siniora.

Les manifestants ont mis le feu à des pneus sur les routes principales au nord et au sud de Beyrouth ainsi que sur le périphérique de la capitale libanaise, où des nuages de fumée noire pouvaient être vus dans le ciel.

Des soldats et les pompiers ont été appelés pour lever ces barrages routiers.

Toutefois, dans d'autres cas, alors des centaines de partisans de l'opposition ont investi les rues, les forces de sécurité restaient immobiles et observaient la foule.

La route conduisant à l'aéroport international de Beyrouth a été bloquée tout comme l'autoroute qui relie la capitale libanaise aux régions montagneuses ainsi que celle qui conduit à la capitale syrienne de Damas, rapporte la télévision du Hezbollah.

L'opposition libanaise dirigée par le Hezbollah chiite a appelé à la grève générale à compter de mardi prochain pour intensifier sa campagne destinée à faire chuter le gouvernement de Fouad Siniora.

Proche de l'opposition, la fédération des syndicats libanais, forte de 350.000 adhérents, a elle aussi appelé à la grève générale, contre les projets de hausses fiscales du gouvernement Siniora.
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Tension maximale donc ce jour depuis le début des manifestations, journée à surveiller de près à la vue du potentiel ENORME de versement dans la violence à la moindre bourde de la part des FSI, de l'armée ou encore des manifestants du CPL, mais aussi des gens bloqués par centaines de milliers qui sont (vue les images que je regarde) déjà TRES excédés.

Wait and see....

19 décembre 2006

Haro sur Ahmadinejab!

Apocalypse Please

L'effet secondaire le plus marrant et le plus inattendu de l'intervention hasardeuse de Etats Unis en Iraq semble être une bien étrange alliance entre les pays sunnites et Israël afin de faire face à l'influence iranienne, grandissante, sur le moyen orient. J'en veux pour exemple le plus frappant ce qui viens de se passer au check point qui sépare Gaza de l'Egypte. Le bon Haniyyeh s'y est retrouvé bloqué lui et ses 35 millions de USD en CASH. Cet argent ayant été collecté en Iran il était non voulu sur le territoire palestinien, donc on se retrouve avec d'un côté des israéliens qui empêchent Haniyyeh de revenir dans son pays (ou ce qui en fait office) et quand il réussit à rentrer ce sont les FSI du père Mahmoud qui lui tombent dessus à coups de Kalachnikov. Pour faire face à l'influence grandissante de l'Iran on assiste donc à une alliance contre nature entre les pays sunnites et Israël, en se basant sur l'adage disant que "l'ennemi de mon ennemi est mon ami". L'influence iranienne ayant pris le dessus de façon significative en Iraq et aussi, malheureusement, au Liban, les pays sunnites (aussi bien l'Egypte, la Jordanie que l'Arabie Saoudite) sont terrorisés à'idée que cet ogre aussi riche qu'insatiable, puisse étendre son influence sur le reste des pays arabes. Et je ne peux que me joindre à cette drôle d'alliance. L'Iran est un danger ENORME pour l'avenir de notre région. Ahmadinejab s'est déjà illustré à plusieurs reprises par des propos tout bonnement gerbatoires et des idées "avant gardistes" quelques exemples:
- il a tenté il y a quelques mois d'imposer le port, sur les vêtements, de signes identifiant votre religion. Alors on avait les ETOILES bleues pour les chrétiens, les coptes avaient une couleur bien a eux aussi, et enfin UNE ETOILE JAUNE pour les juifs...pas mal...et innovant aussi...
- il a joyeusement déclaré il y a quelque semaine que c'est de Beyrouth que les vaillants combattants chiites vont défaire les USA et Israël...2 semaines plus tard on a le Hezb qui défile au Liban pour mettre dehors Sinoura accusé par Nasrallah d'être un pion des Etats Unis et de collaborer avec Israël. Mais BIEN SUR les manifestation du Hezb sont mues par des intérêt bien Libano-libanais...mais oui...on y crois, sans ciller.
- il cherche à obtenir la bombe nucléaire, de façon active, depuis de nombreuses années...un type comme ça avec la bombe, un skinhead nazillon messianique...il serait susceptible de l'utilisée cet imbécile et de vitrifier par extension l'ensemble du Moyen-orient!

Les exemples de la bêtises, de l'extrémisme, de l'horreur des idées véhiculées par ce régime sont nombreux pour que je n'ai pas à me lancer dans une énumération macabre. Mais il est marrant de constater que pour le contrer ou tenter de le faire on se retrouve avec une alliance allant contre toute logique.

Enfin, voilà, allez have a good day et Enjoy :)

16 décembre 2006

Liban, état des lieux:

A écouter en lisant le post
Enter the Circus

Le pire est-il à craindre au Liban? Il est légitime de se poser la question TOUS les jours en ce moment. La situation y est extraordinairement tendue, car à la fracture traditionnelle des Libanais avec d'un côté les libanais tournés vers l'occident, ouvert vers l'extérieur, les descendants des phéniciens (grands navigateurs, inventeurs de l'alphabet, pères de Carthage) et de l'autre les libanais qui privilégient le monde arabe, l'Orient, l'Arabité, l'appartenance à la nation arabe et qui sont "favorables" à la Syrie (comme représentante de la nation arabe). Donc je disais à cette fracture, une deuxième fracture, plus actuelle s'ajoute, c'est celle qui oppose les sunnites et les chiites. Fracture encore plus dangereuse avec l'émergence d'un Iran débarrassé de son ennemi héréditaire grâce à la bêtise du benêt en chef qui fait fonction de locataire à la maison banche, l'Iran qui se trouve face à un renouveau qui s'appui sur le chiisme international/politique représenté au Liban par le Hezb et qui vient d'obtenir une victoire militaire sur le terrain cet été face à Israël. Ce schisme est encore aggravé par la politique de la Syrie (qui en joue) et qui entend conserver le Liban dans sa sphère d'intérêt politique et surtout économique.

L'acteur principal : Le Hezb, représentant des chiites libanais qui ont toujours été les parents pauvre de la démocratie libanaise, toujours sous-représentés, a pour but d'obtenir une place politique plus importante au sein du système confessionnel libanais. Les manifestations actuelles visent à donner aux Chiites un droit de veto sur les décisions du gouvernement libanais. Ce qui est à la fois extraordinaire, exorbitant et INADMISSIBLE en démocratie. Et plus particulièrement au Liban qui est un pays qui souffre d'un équilibre politique des plus instable de façon chronique. Un droit de veto signifie qu'une minorité contrôlera alors les 2/3 des institutions nationales, le gouvernement ayant les mains liées (veto veto veto) et le parlement étant dans les mains de Amal. Il ne restera que le pantin de Lahoud qui fait fonction de président de la république depuis quelques années de la façon la plus pathétique qui soit. Et ça c'est tout bonnement allez contre TOUTES LES TRADITIONS POLITIQUES qui ont faites le Liban depuis des années! La répartitions des pouvoir 1/3 1/3 1/3 est tout bonnement PRIMORDIALE à notre survie commune!

Bruits de bottes? Des Hommes en armes font leur apparition sur le terrain, de tous les côtés. Les sunnites (comme je l'avais déjà dis, les sunnites ont toujours eu comme bras armé l'OLP, depuis plus de milice) semblent former leurs hommes en Égypte, en Arabie saoudite ainsi qu'en Jordanie. De son côté le Hezb se renforce avec des armes provenant de la Syrie ainsi qu'a l'aide d'instructeurs syriens mais aussi d'hommes en armes syriens. Du côté de Aoun, pas de milice aux premiers abords, mais du côté de l'autre paranoïaque délirant de Geagea encore et toujours les terribles FL, connues pour leurs bêtises et leurs cruautés.

Qui aimerait voir la violence triomphée au Liban? Dans un premier temps la Syrie bien sur, qui pourrait reprendre son rôle d'arbitre. Depuis 1976 elle a toujours profitée des conflits armées intérieurs au Liban pour intervenir. Elle a même fini par réussir à être légitimée par la communauté internationale dans son rôle de tutelle pour calmer les libanais. Collusion du régime syrien et du Hezb me semble être une coalition de circonstances et non d'idéaux. Pour la Syrie il s'agit du moyen le plus sur de ne pas reconnaître le Liban dans ses frontières. Liban qui est toujours pour Damas une sorte d'alsace Loraine qui lui a été arrachée par les puissances colonisatrices. Le Liban est un du pour Damas!

Le plus terrible est que l'alliance Iran-Syrie semble quasi naturelle, malgré la disparition de leur ennemi commun et le fait que l'une soit une théocratie et l'autre une dictature régie par un parti laïc (Baath)

Mais il existe un motif d'inquiétude supplémentaire, hormis le rôle obscure de la Syrie et de l'Iran, il y a le baiser empoisonné des Etats-Unis, qui décident de s'immiscer à nouveau dans le jeux libanais. Pour preuve Kondi ayant passé un coup de fil à Sinoura pour le soutenir alors que cet été ces même américains regardaient les libanais sous une pluie de bombes made in USA en souriant et en nous expliquant que la vie d'un israélien c'est plus précieux que la vie d'un libanais.

Tiens en parlant d'Israël. Notre voisin du sud se trouve dans une bien mauvaise passe. Et Israël politiquement déstabilisée signifie alors moment propice pour la Syrie pour intervenir de façon détournée au Liban... Jamais directement bien sur, mais on voit mal Israël se montrer ferme avec Assad, ce qui fait que Damas à les mains libres au Liban. Ce que je dis peut surprendre mais c'est quelque chose de courrant, la Syrie et Israël prennent depuis des années le soin de ne pas s'affronter frontalement. Ces sont en quelque sorte des partenaire/adversaire cohérants avec des logiques d'état dictant leurs actions. Pour preuve j'en veux que les seules explosions dénombrée dans le Golan ces 30 dernières années sont le fait de moutons aventureux.

Un motif d'espoir? Paradoxalement c'est la peur, la peur que la guerre civile recommence. Lors de l'enterrement de Pierre Gemyel, Nasrallah a supplié ses partisans de ne pas manifester ce jour là et Amine Gemayel dans le même temps demandait à ces partisans de ne pas provoquer d'incidents. La guerre civile est toujours très présente dans nos mémoires, et en soit c'est une bonne choses. Grâce à ces souvenirs, nos souvenirs communs, aussi douloureux soit-ils, on a peur, on a TOUS peur et c'est notre seul motif d'espoir.

Alors continuons à avoir peur mes amis, et espérons que cela les rendra moins cons qu'à l'habitude et qu'ils ne transformeront pas notre peur en réalité.

Enfin, voilà, allez have a good day et Enjoy :)

Les Libanais!

Un peuple au cœur de l'Histoire (Vincent Hugeux, Dominique Lagarde)

Où va le Liban? Vers quel abîme ou quel miracle court-il? La parole, pour l'heure, est à la rue. Le 10 décembre, le rassemblement de Tripoli a répliqué au meeting monstre orchestré à Beyrouth par ceux qui, chiites du Hezbollah ou chrétiens aounistes, exigent la reddition du Premier ministre, Fouad Siniora, bête noire d'une Syrie qui n'a jamais renoncé à asservir le pays du Cèdre. Pour mieux cerner, au-delà du tumulte, les enjeux de ce périlleux bras de fer, L'Express retrace ici la saga du peuple libanais, ces cousins d'Orient, et les convulsions d'une mosaïque confessionnelle unique au monde. Des conquérants phéniciens à Hassan Nasrallah, cinq mille ans d'une histoire brûlante.

La suite ici

08 décembre 2006

Liban, la confusion du CPL!

Je me retourne vers vous pour vous rapporter deux trois extraits d'une conversation surréaliste qui a eu lieu à la maison avec une amie qui se trouve être accessoirement une des représentante du CPL en France. Le CPL est le Courant Patriotique Libre, le mouvement de Michel Aoun. Aoun, chancRe d'un Liban libre et indépendant, Aoun porteur de nos espoirs en 1990, Aoun délirant en exil (clamant qu'il étatit encore président de la république lors de son exil...) Aoun a nouveau espoir de renouveau politique à son retour, Aoun allié du Hezb depuis cet été et qui participe activement aux manifestations de ces dernières semaine, Aoun GRAND GRAND paranoïaque.

Donc je disais lors de cette conversation il s'est dit en vrac qu'il existait une vrai risque que la situation dégénère, que l'on entendait au loin le bruit des bottes, que la guerre civile plane. Ce à quoi le CPL répond "Mais on est prêt à prendre ce risque" !!!!!!!!!!!!!!
NON MAIS CA VA PAS!!!
Ce sont les mêmes, les mêmes factions, les mêmes politiques, les mêmes ambitions d'hégémonie (d'un tel ou un tel) et la même soif de pouvoir, les mêmes qu'il y a 30 et 15 ans. Mais les jeunes avec leurs drapeaux EUX ne sont pas les mêmes. C'est une nouvelle génération qui a encore plein d'espoirs et d'illusions devant elle. Laisser leur une chance, laissez NOUS une chance, ne nous lancez pas dans une nouvelle guerre, par pitié.

Pour compléter le tableau du délire paranoïaque de nos amis du CPL, les forces libanaises et des milices sunnites serait en cours de formation en se moment en ISRAEL....LOL, drôle...

Enfin, voilà, allez have a good day et Enjoy :)

04 décembre 2006

Un mort et trois arrestations:

Hier soir le premier mort des manifestations du camps pro-syriens au Liban est tombé. il serait tombé sous des balles sunnites. En tout cas il est mort en traversant un quartier sunnites.

Hier soir l’armée a arrêté trois hommes qui caillassaient les manifestant depuis le toit d’un immeuble. Ces caillassages semblent monnaie courante ces derniers jours, afin de provoquer les manifestants. Mais la nouvelle intrigante est que ces trois hommes font partie des “Moukhabarat”, les services de renseignements Syrien.

Alors, 2 questions:
  • Qui a tiré sur ce manifestant? Des milices sunnistes? Allez soyons sérieux, il n’y a jamais eu de milices sunnites sérieuse durant toute la guerre, les Sunnites étaient défendus par les fedayins palestiniens. So je ne vois pas les sunnites de 2006, le mouvement de l’autre Saoudo-libanais, le fameux mouvement du Moustakbal, prendre les armes. Donc je repose la question, qui a tué ce malheureux type de 20 ans ?
  • 3 membres des renseignements militaires syriens jetant des pierre sur des manifestants pro-syriens, ça vous surprend? Quel en est le but selon vous? La réponse moi me semble tout de même évidente.
Enfin, voilà, allez have a good day et Enjoy :)

02 décembre 2006

Nazisme: Ségolène Royal et Hezbollah!

Ne me dites pas, par pitié, que cette femme a l'allure et la compétence d'un président de la république, chef de nos armées et de notre diplomatie!!!!!!!!!!!!

Extraits: "La candidate socialiste à l'élection présidentielle a pu le mesurer, vendredi 1er décembre, lors de sa rencontre avec les membres de la commission des affaires étrangères du Parlement libanais, réunis dans un grand hôtel de Beyrouth, en marge de la manifestation de l'opposition.

Parmi les députés de toutes tendances politiques assis autour de la table, le représentant du Hezbollah, Ali Amar, s'est lancé dans une violente diatribe contre les Etats-Unis et Israël. Evoquant le rôle des Américains en Afghanistan et en Irak, le député dénonce la "démence illimitée américaine". Puis il enchaîne sur l'"entité sioniste" : "Le nazisme qui a versé notre sang, usurpé notre indépendance n'est pas moins mauvais que le nazisme qui a occupé la France."

Mme Royal écoute, puis reprend la parole. "Merci de votre franchise, dit-elle. Il y a beaucoup de choses que je partage de ce que vous avez dit, notamment votre analyse sur les Etats-Unis. J'aurai juste une divergence de vues : les Palestiniens ont droit à un Etat souverain, mais je ne peux pas parler comme vous d'"entité" à propos d'Israël. L'Etat d'Israël existe et a droit à la sécurité.""

Puis toujours hier: "Les nombreux journalistes présents ont clairement entendu Ali Ammar prononcer par deux fois le mot "naziya" au micro, qui signifie "nazisme" en arabe.
"Je n'ai pas entendu cette comparaison et si cette comparaison avait été faite, nous aurions quitté la salle", a déclaré vendredi Ségolène Royal lors d'une brève rencontre avec la presse à Beyrouth. "Ces propos n'ont pas été tenus", a-t-elle également affirmé
"Je ne laisserai pas déformer le contenu d'une réunion", a ajouté la candidate à la présidentielle du PS, visiblement tendue."

Et enfin aujourd'hui: BEYROUTH (AP) -- Ségolène Royal a "condamné" samedi les propos "inadmissibles, abominables, odieux" tenus la veille devant elle par un député du Hezbollah comparant implicitement l'occupation passée du Liban par Israël au "nazisme qui a occupé la France", propos qu'elle a affirmé ne pas avoir "entendus".

Liban - Hezbollah : le parti avant la patrie

Liban - Le dilemme est considérable pour tous les chiites du Liban : opter pour l’intérêt national ou pour l’intérêt partisan. Le secrétaire général du Parti de Dieu semble, lui, avoir fait le second choix. Depuis la victoire remarquable sur les troupes israéliennes en été dernier, Hassan Nasrallah multiplie les appels pour que le gouvernement libanais s’ouvre davantage à son parti.

Un parti pourtant bien présent dans les institutions nationales libanaises. Au gouvernement investi depuis le 19 juin 2005, le Hezbollah comptait trois ministres. Mohamed Fneich à l’Energie et Trad Hamadé au Travail, sans compter Faouzi Salloukh proche du mouvement chiite et chef de la diplomatie. Quant au Parlement, il peut toujours compter sur l’opiniâtreté de ses 14 députés élus lors du scrutin de juin 2005.

Un chiffre considérable si on le compare à la piètre représentation du mouvement chiite les années précédentes. Mais en dépit de cet activisme politique, le Hezbollah se voit pousser des ailes et veut encore plus. Et les manifestations semblent devenir la démonstration de prédilection pour lui. Beyrouth a été inondée hier par une véritable marée humaine venue répondre à l’appel du cheikh Nasrallah. Par dizaines de milliers, les manifestants ont crié leur colère au gouvernement libanais et à son chef.

Menés par des membres du Parti de Dieu et leurs alliés du Courant patriotique libre de Michel Aoun, ils n’ont eu de cesse de crier des slogans hostiles à la majorité parlementaire et à ses ténors. «Siniora, va-t-en !» ou «Nous voulons un gouvernement propre», pouvait-on lire sur les banderoles qui se mêlaient aux emblèmes libanais et aux drapeaux jaunes du mouvement chiite. Test d’envergure pour les autorités libanaises, cette démonstration de force voulue par Nasrallah et rejetée par l’ensemble de ses adversaires risque de creuser l’écart entre les différents courants politiques dans le pays.

Les déclarations à elles seules en témoignent. Les deux blocs politiques distincts au Liban s’affrontent verbalement à un rythme effréné depuis des mois déjà. Hier et alors que des milliers de Beyrouthins battaient le pavé, les anti-Syriens montaient au créneau et dénonçaient une tentative de coup d’Etat comme ils l’appellent. «Le gouvernement ne peut tomber que lors d’un vote au Parlement qui lui a accordé sa confiance.

Toute autre action est nulle et anticonstitutionnelle, un putsch auquel nous avons commencé à faire face par tous les moyens légaux», a déclaré hier le Premier ministre libanais. Il a aussitôt été rejoint par ses partisans. Dont Boutros Harb et Samir Jaajaa. Les deux personnalités maronites ont exprimé hier leur désapprobation de la manifestation monstre du Hezbollah et appelaient au calme. Mais c’est Joyce Gemayel, mère de Pierre Gemayel assassiné le 21 novembre qui a eu hier les propos les plus éloquents. «Tout chrétien qui descend dans la rue demain sera en train de creuser la tombe du Liban», a lancé l’épouse de l’ancien chef de l’Etat libanais. Pendant ce temps, c’est une multitude de formations politiques qui appelaient ses sympathisants à participer en masse à la manifestation d’hier.

Hormis le Hezbollah de Hassan Nasrallah, ce sont le mouvement El Amal de Nabih Berri, le Courant des Marada de Souleyman Frangié, le Parti démocratique libanais de Talal Arslane et bien évidemment le Courant patriotique libre de Michel Aoun qui ont lancé des appels à la manifestation. Choqué par l’assassinat de Rafik Al Hariri en février 2005, l’échiquier politique libanais s’est vu davantage bouleversé par la guerre dévastatrice d’Israël de juillet à août 2006. Ce sont aujourd’hui ces événements funestes qui font que le Liban flirte avec la ligne rouge du conflit interne.

Par Mohamed Khaled Drareni - La Tribune, le 2 décembre 2006

01 décembre 2006

Siniora: "Notre gouvernement ne cédera pas"

Le Premier ministre a réaffirmé ce soir dans une allocution télévisée que son gouvernement " ne cédera pas" face aux tentatives flagrantes de rétablir la tutelle sur le Liban. "Les menaces ne nous feront pas reculer, ni les manœuvres, ni les avertissements », même si selon lui, "l’indépendance est dans le collimateur, le régime démocratique en danger".

« Votre gouvernement est celui de la deuxième indépendance du Liban qui défend vos libertés, votre sécurité et la démocratie au Liban. L’indépendance est dans le collimateur, le régime démocratique en danger. Ce qui se déroule est une tentative flagrante de faire chuter le gouvernement, la légalité et la Constitution du Liban, qui est le dernier rempart avant la transformation du pays en arène de conflits régionaux et internationaux. Votre gouvernement est né, après l’intifada de l’indépendance, en réponse au grand crime contre le Liban et les Libanais qui aspiraient, après des années d’occupation, de despotisme et de tutelle, à la liberté, la participation et la libre décision », a déclaré Fouad Siniora dans son allocution télévisée après l'appel à la manifestation de l'opposition.

"Nous restons, enracinés, à notre place, en tant que gouvernement légitime"

« Nous n’autoriserons pas qu’un coup d’État soit mené contre notre régime démocratique, ses fondements, ses institutions. Nous n’autoriserons pas non plus la logique des petits États dans l’État. Nous restons, enracinés, à notre place, en tant que gouvernement légitime, constitutionnel du Liban tout entier, responsable de tous les Libanais. Nous n’avons d’autre voie que celle de la rencontre et du dialogue pour comprendre les craintes et les angoisses, et s’entendre sur les revendications », a-t-il dit.

« Nous en avons assez des conflits, des polarisations, des assassinats, de la tragédie. Nous ne voulons pas le pouvoir ou la domination, mais nous ne délaisserons pas nos responsabilités ni notre légitimité », a-t-il ajouté. Après avoir présenté un bilan de son action, le Premier ministre a conclu son allocution en appelant les Libanais à accrocher des drapeaux libanais sur les fenêtres « pour défendre le Liban ».

Source: ici

01/12/06 Beau jour pour un coup d'état?

BEYROUTH (AP) -- Plusieurs centaines de soldats, policiers et des véhicules blindés ont pris position vendredi dans le centre de Beyrouth, des mesures de sécurité sans précédent en prévision de la manifestation, dans l'après-midi, du Hezbollah et des ses alliés pro-syriens.
Tous les accès au bâtiment abritant le siège du gouvernement ont été bouclés, notamment par des barrières et du fil barbelé. Le Hezbollah et l'opposition pro-syrienne dont le mouvement chiite Amal ont appelé à une manifestation "pacifique" à partir de vendredi 15h (13h gmt) pour faire tomber le gouvernement du Premier ministre Fouad Siniora.
Des dizaines de milliers de manifestants sont attendus et les forces de sécurité redoutent de violents incidents. Une partie des écoles et de nombreux commerces du centre-ville ont été fermés.
Pour le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, le cabinet Siniora a échoué et il faut à présent un "véritable gouvernement d'unité". Il a appelé chacun "à une action populaire pour faire pression en vue de parvenir à cet objectif", soulignant qu'il faut manifester de façon "pacifique et civilisée".
L'opposition appelle donc "tous les Libanais de toutes les factions et partis (...) à se rassembler pacifiquement" à partir de vendredi 15h (13h gmt) et participer à un "sit-in public" dans le centre de la capitale libanaise pour "protester contre l'absence de véritable participation politique et réclamer un véritable gouvernement d'union nationale, dont la priorité est de décider une nouvelle loi électorale".
Fouad Siniora a assuré dans une allocution télévisée jeudi soir que son gouvernement ne tomberait pas. "L'indépendance du Liban est menacée et le système démocratique est en danger", a-t-il déclaré.
La manifestation intervient après des semaines de tensions exacerbées le 21 novembre par l'assassinat le 21 novembre du ministre chrétien maronite Pierre Gemayel, et à la suite du feu vert donné le 25 novembre par le gouvernement libanais à la création d'un tribunal international sous l'égide de l'ONU, chargé de juger les suspects dans l'assassinat en février 2005 de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri.
Le commandant des forces armées Michel Souleiman a déclaré jeudi que ses troupes étaient prêtes à assurer la "protection de la liberté d'expression, empêcher les émeutes et attaques contre les biens publics et privés". Il a ordonné à ses soldats de "protéger la sécurité de tous les citoyens, dont les partis pro et anti-gouvernementaux", a-t-il ajouté, cité par la presse libanaise. AP

Voyons ce qui va se passer cette après-midi....espérons ne pas verser dans la violence.
Enfin, voilà, allez have a good day et Enjoy :)

30 novembre 2006

Royal au Liban sous le signe de la "fidélité et de l'écoute".

Ségolène Royal se rend jeudi et vendredi au Liban pour une visite placée "sous le signe de la fidélité et de l'écoute".

"Dans la situation préoccupante que connaît aujourd'hui le Liban, je viens affirmer ma condamnation de tout assassinat politique, ma foi dans la démocratie et témoigner de mon amitié à l'ensemble des Libanais dans un réel désir d'écoute et d'ouverture", déclare la candidate présidentielle socialiste dans un communiqué publié quelques minutes avant son départ pour Beyrouth, première étape d'une tournée proche-orientale de cinq jours.

Cette visite, une semaine après l'assassinat du ministre de l'Industrie, Pierre Gemayel, "sera placée sous le signe de la fidélité, de l'écoute (...) pour un Liban indépendant et démocratique dans lequel tous les Libanais seraient citoyens à part entière", souligne la présidente de Poitou-Charentes, attendue dans la capitale libanaise en début d'après-midi.

Avant ce premier déplacement international hautement symbolique, la première femme à avoir une vraie chance d'accéder à l'Elysée explique qu'elle souhaite "prendre connaissance directement de la réalité libanaise" et "voir quel peut être le rôle de la France pour aider le Liban à sortir de la crise actuelle".

Pendant son séjour au Liban, jeudi et vendredi, Ségolène Royal doit rencontrer les principaux dirigeants du pays, notamment le président du Parlement, le dirigeant chiite Nabih Berri, et le leader druze et président du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt.

VISITE AU SUD-LIBAN

Elle doit également s'entretenir en fin de journée jeudi avec le Premier ministre libanais, Fouad Siniora dont le gouvernement pro-occidental est sous la pression de l'opposition pro-syrienne, qui promet des manifestations monstres dans les 48 heures.

La candidate doit également présenter ses condoléances à la famille de Pierre Gemayel et rencontrer les soldats français de la Finul déployés au Sud-Liban. Il s'agit pour cette fille de colonel de "leur témoigner notre soutien et notre reconnaissance".

Fin octobre, le premier secrétaire du PS, son compagnon à la ville, François Hollande, l'avait précédée au Liban. Il s'était entretenu avec le chef de la Finul de l'époque, le Français Alain Pellegrini.

Six ans après la visite houleuse de Lionel Jospin sur le campus palestinien de Bir Zeit, Ségolène Royal est attendue samedi dans les territoires palestiniens.

Elle doit notamment rencontrer le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Une entrevue avec des représentants du gouvernement dirigé par le Hamas ne figure pas sur le programme officiel.

Ségolène Royal a répété à plusieurs reprises qu'il fallait "parler à tout le monde" dans la région afin de trouver des solutions à "l'interminable" conflit israélo-palestinien.

En Israël, la candidate socialiste rencontrera le Premier ministre, Ehud Olmert, la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni ainsi que les dirigeants du Parti travailliste.

Blablablabla