13 juin 2007

Nouvel attentat à Beyrouth : un député tué

Une explosion a eu lieu dans le secteur musulman de la capitale, à proximité d'un club fréquenté par les officiers de l'armée, entraînant la mort de quatre autres personnes.

Un député de la majorité parlementaire antisyrienne, Walid Eido, a été tué, ainsi que quatre autres personnes mercredi 13 juin dans un attentat à l'explosif qui a provoqué un incendie, près du bord de mer à proximité de la région de Manara, selon la chaîne de télévision privée Future TV, appartenant à la famille Hariri, à la tête de ce parti. On dénombre également une dizaine de blessées, selon des sources policières et des secouristes.

Cet attentat s'est produit non loin d'un club fréquenté par les officiers de l'armée, a-t-on précisé de mêmes sources, dans le secteur de Beyrouth à majorité musulmane.

La charge était placée sous une voiture en stationnement, selon la police.
C'est la première fois qu'un attentat frappe la capitale en plein jour depuis la vague d'attentats contre des quartiers résidentiels et commerciaux qui a suivi l'engagement de l'armée libanaise dans des combats contre des islamistes au Liban nord.

Au total, neuf attentats et explosions ont secoué Beyrouth et ses environs depuis le 20 mai.
13/06/2007 - 17:57

08 juin 2007

Paris invite les forces libanaises à une réunion

Bernard Kouchner a proposé vendredi à "l'ensemble des forces politiques libanaises" une réunion informelle. Selon le ministère français des Affaires étrangères, cette réunion, qui pourrait avoir lieu fin juin en France, a pour but de "favoriser le rétablissement d'un dialogue entre les forces vives" du pays, face à la crise politique.

Au Liban, la majorité a accueilli favorablement cette initiative et l'opposition s'est montrée ouverte mais réservée.

"Nous n'avons rien contre participer à cette réunion mais l'invitation n'est pas porteuse de (grandes) espérances quant à l'émergence d'une solution", a indiqué une source haut placée de l'opposition.

Seul le Hezbollah, fer de lance de l'opposition libanaise, n'a pas encore réagi à la proposition française.

De son côté, le principal groupe de la coalition gouvernementale libanaise, Le Mouvement du Futur, a salué l'idée d'une rencontre à Paris. "Nous accepterons d'y participer une fois que nous aurons reçu l'invitation officielle", a déclaré un haut responsable du parti de Saad Hariri.
Le ministre des Affaires étrangères français, Bernard Kouchner, a pris vendredi l'initiative de cette rencontre afin "d'aider les Libanais à se retrouver entre eux dans un cadre convivial, dépassionné et qui permettra (...) de restaurer ce dialogue entre les différentes parties."
"Il ne s'agit en aucun cas de se substituer au dialogue interlibanais. Il ne s'agit pas non plus d'organiser une nouvelle conférence internationale", a insisté le ministère.
Au sujet de la date et du lieu prévu pour une telle réunion, le Quai d'Orsay a précisé "on évoque la fin de ce mois" (de juin) dans "un lieu que nous souhaitons garder discret."
Depuis le 20 mai, des affrontements, les plus graves sur la scène intérieure depuis la guerre civile libanaise de 1975-1990, ont éclaté à Nahr al Bared, l'un des douze camps de réfugiés palestiniens au Liban.
En deux semaines, les combats entre l'armée libanaise et des activistes proches des idées d'Al Qaïda ont fait au moins 105 morts, dont 40 militaires et au moins 20 civils.

01 juin 2007

Are Lebanon's dozing leaders finally ready to get to work?

Friday, June 01, 2007

After more than six months of reckless politicking and pouring fuel on the fires of instability, the ruling coalition in Lebanon has finally acknowledged the urgent need to address the governing crisis in this country. In a joint statement on Thursday, the leaders of the parties in the ruling coalition called on the opposition to engage in dialogue and form a national unity government.

This development is rather late in coming. The country's sleeping political class has allowed the power struggle to drag on for far too long, and has seemingly striven to make matters worse throughout. Instead of exchanging views and keeping their disagreements on a level that would not affect the lives of ordinary citizens, they have been relentless and venomous in their attacks, often escalating tensions to the point of peril. The two sides have been engaging in a reckless game of brinkmanship that has on several occasions stirred sectarian passions to a point of frenzy, pushing the country dangerously close to the brink of an abyss. Average Lebanese citizens have had no recourse other than to look on helplessly as their leaders shamelessly gamble with their destinies.

Now suddenly the ruling coalition seems to have grasped the urgency of the situation and is calling upon members of the opposition to help them rule this country. But the chickens may have already come home to roost: It may already be too late to stave off the consequences of months of recklessness on the part of the political establishment. According to the Global Peace Index published this week, Lebanon already ranks among the bottom 10 states in the world in terms of peace and sustainability. And thanks to the actions - or rather inaction - of Lebanon's political class, this country could soon be vying for the spot at the bottom of the heap, where civil-war-torn Iraq is currently relegated. The report's sponsor correctly stated that the data ought to serve as a "wake-up call" for leaders around the globe.

Our own somnolent leaders will not be able to repair the damage they have done with a handful of nationalistic slogans. For more than six months, the two sides have been brandishing nothing but symbolic phrases such as "truth," "resistance," "justice," "national unity," "independence" and "sovereignty." The time for empty slogans has long passed; it is time for a plan of action. What we need now is a detailed plan to break the gridlock that has paralyzed government activity and strangled the economy. We need a specific plan of action for constitutional reform, drafting an electoral law and paying down the national debt. We need committees to actually start working on resolving the problems this country is facing.

Any exit to the political crisis will have to begin with a serious effort on the part of Speaker Nabih Berri and Prime Minister Fouad Siniora. The two leaders will have to meet and map out a course of action with haste, before this country is engulfed in the flames sparked by the irresponsible actions of its leaders.

Copyright (c) 2007 The Daily Star

27 mai 2007

Liban, une nouvelle fois victime des accords du Caire et de la couardise des autres pays arabes.

Mercredi 23 mai, plus de 10 000 des 30 000 réfugiés palestiniens du camp de Nahr El-Bared ont quitté les lieux après avoir passé trois jours entre les feux de Fatah Al-Islam et de l'armée libanaise. L'Orient-Le Jour a recueilli leurs témoignages

Ils ont fui à pied ou en voiture le camp de Nahr El-Bared pour se réfugier dans le camp voisin de Beddaoui, où des écoles et des mosquées ont été mises à leur disposition. Tout le long de la journée du mercredi 23 mai, le flot de réfugiés se rendant à Beddaoui ne s'est pas arrêté. Arrivés dans ce camp, situé à une dizaine de kilomètres de Nahr El-Bared, ils laissent éclater leur colère contre Fatah Al-Islam, les leaders palestiniens, l'armée et le gouvernement libanais, ainsi que tous les pays arabes. Nés dans des pays d'accueil, ballottés entre des camps, n'ayant que des cartes de réfugiés pour tout papier d'identité, pauvres parmi les pauvres mais tentant de vivre dignement malgré tout, les civils palestiniens ont appris avec le temps et après leurs amères expériences, accumulées depuis 1948, à ne plus s'en remettre qu'à Dieu.

Hier, les rues de Beddaoui – camp généralement calme et tranquille – grouillaient de monde. Il y avait des bus, relevant d'associations libanaises et palestiniennes et transportant des réfugiés qui faisaient la navette entre Nahr El-Bared et Beddaoui. Des hommes, des femmes et des enfants, portant pour tout bagage de petits baluchons ou des sacs en plastique, se promenaient comme pour découvrir l'endroit. Certains d'entre eux étaient encore à la recherche de parents et d'amis. Les civils du camp de Nahr El-Bared ne s'attendaient pas à ce que l'armée libanaise, qui n'a jamais riposté aux tirs de miliciens palestiniens depuis plus de trente ans, réagisse aux provocations de Fatah Al-Islam.

"C'est un complot contre nous. Le gouvernement Siniora et ses partisans veulent la guerre civile. Ils ont eux-mêmes créé Fatah Al-Islam pour déclencher la guerre et accuser les réfugiés palestiniens encore une fois d'être à la base d'événements au Liban. Ils font tout cela parce que nous soutenons le Hezbollah", indique Haytham. Les hommes qui l'entourent acquiescent. Hassan, lui, compare la situation de Nahr El-Bared à celle de Tall El-Zaatar [en juin 1976] "quand les Libanais nous avaient encerclés injustement et massacrés", dit-il. Walid renchérit : "C'est pire que les massacres de Sabra et Chatila [en septembre 1982]".

Hassan, Walid, Haytham et les autres conviennent qu'Ariel Sharon [l'ancien Premier ministre israélien] est plus juste et plus clément que Fouad Siniora. Ils accusent "l'armée libanaise d'utiliser les armes des Américains et des Israéliens", affirment que "l'armée de l'Etat hébreu, contrairement à l'armée libanaise, n'a jamais tué des innocents car elle n'effectue que des bombardements ciblés". L'un d'eux lance encore : "De toute façon, le Liban n'a jamais été indépendant."

Mais le camp de Nahr El-Bared n'abrite-t-il pas des terroristes de Fatah Al-Islam, qui ont tendu des embuscades à l'armée, tuant et égorgeant une vingtaine de soldats dimanche dernier ? Un bon nombre de réfugiés reconnaît que le camp de Nahr El-Bared a été l'otage de Fatah Al-Islam, qu'ils s'attendaient à des accrochages entre le groupe terroriste et l'armée libanaise mais n'avaient jamais imaginé que les combats seraient d'une telle intensité.

Mayssour, qui fait beaucoup plus que ses 56 ans, tient à raconter l'histoire de son fils Ahmad, 24 ans, "victime de Fatah Al-Islam". Le 3 mai dernier, il a reçu une balle perdue à la tête lors d'un accrochage entre un membre de Fatah Al-Islam et un autre milicien du camp. Ahmad a perdu la mémoire et l'usage de la parole. Il est aussi devenu hémiplégique. "L'armée libanaise a agi trop tard. Il fallait qu'elle prenne ce genre de mesures il y a des mois. Les combattants de Fatah Al-Islam sont des criminels, des terroristes, des bouchers. Cela fait plus de six mois, depuis qu'ils sont apparus à Nahr El-Bared, que nous vivons dans la terreur. On ne peut rien contre eux. Ce sont des gens qui n'ont rien à perdre. Ils ont aussi beaucoup d'argent…", dit-il. Il affirme encore que lundi matin, en pleins combats, des gens de Fatah Al-Islam ont égorgé un civil palestinien qu'ils ont soupçonné d'avoir des contacts avec l'armée libanaise.

Mayssour raconte encore que le camp de Nahr El-Bared abritait avant le début des combats plus de 700 terroristes de Fatah Al-Islam. "Ils sont de diverses nationalités. Beaucoup d'entre eux sont libanais. Mais il y a aussi des Palestiniens, des Syriens, des Irakiens, des Jordaniens, des Yéménites et des Tunisiens", dit-il, ajoutant que "l'armée libanaise n'arrivera pas au bout de ses peines, même si elle détruit entièrement le camp."

Patricia Khoder dans L'Orient Le Jour

21 mai 2007

Pardonnez notre racisme

Le 15 mai, un chauffeur de taxi palestinien a été égorgé par son passager, un Juif français récemment émigré en Israël. Le journaliste Goël Pinto qui a lui-même grandi en France, interpelle, dans les colonnes de Ha'Aretz, la communauté juive de France après ce crime raciste.

Julien Soufir, le meurtrier de Taysir Karaki, un Palestinien de Beit Hanina âgé de 35 ans et père de cinq enfants, a agi seul. Mais le terreau sur lequel a poussé ce terroriste Juif français mérite néanmoins l'attention. Durant la campagne présidentielle française, nombreux ont été les Juifs français à expliquer leur soutien à Nicolas Sarkozy par la poigne de fer dont il avait fait preuve lors des émeutes des banlieues en 2005, ainsi que par le fait qu'il ait attribué l'assassinat d'Ilan Halimi [jeune homme français de religion juive kidnappé, torturé et tué en région parisienne] en janvier-février 2006 à des mobiles antisémites.

On estime aujourd'hui à 600 000 le nombre de Juifs en France. Contrairement aux descendants des immigrants musulmans, beaucoup exercent de hautes responsabilités et bénéficient du respect et de la protection des autorités. Dans un pays qui prône l'effacement des identités religieuses au bénéfice d'une identité universelle et républicaine, les Juifs jouent sur deux tableaux. D'un côté, ils sont intégrés à la société française ; de l'autre, ils continuent de manifester une grande loyauté envers l'Etat d'Israël et en particulier envers ses gouvernements de droite.

L'activisme de nombreux Juifs français et le racisme antimusulman que certains d'entre eux expriment ne sont pas des faits nouveaux. Je me rappelle un office du shabbat dans une synagogue parisienne. J'avais 12 ans, c'était l'époque de la guerre du Liban [en 1982]. Le rabbin récitait une prière pour l'Etat d'Israël et ses soldats. Les fidèles s'étaient alors mis à crier des slogans tels que "Sharon, rentre-leur dedans !" et "Sharon, bute-les !" Le rabbin n'a fait aucun effort pour les calmer.

En France, aucun Juif n'oserait s'en prendre à un musulman. Avant d'assassiner un Arabe, Julien Soufir a émigré en Israël. Ce ne sont pas les Arabes qui manquent en France, mais beaucoup de Juifs préfèrent se draper dans l'habit de victime, et il est vrai que les incidents antijuifs les y ont aidés. Cette victimisation pousse les autorités françaises à apporter aux Juifs un large soutien, essentiellement à cause du sentiment de culpabilité né du régime de Vichy.

L'heure est venue pour l'Etat d'Israël de placer un miroir devant les Juifs de France. Le Premier ministre Ehoud Olmert et la présidente intérimaire Dalia Itzik devraient rendre visite à la famille de la victime palestinienne et lui demander pardon, au nom de l'Etat d'Israël et du peuple juif. Exactement comme le fit le roi Hussein après l'assassinat de sept adolescentes israéliennes en Jordanie, en 1997. Et exactement comme le firent le président français Jacques Chirac, son épouse Bernadette et le Premier ministre Dominique de Villepin, après l'assassinat d'Ilan Halimi, lorsqu'ils participèrent à une cérémonie en sa mémoire dans une synagogue de Paris.

Il serait opportun que les dirigeants de la communauté juive de France, à commencer par le grand rabbin Joseph Sitruk, se rendent à la grande mosquée de Paris et demandent pardon. Pardon pour l'assassin, mais aussi pour le racisme antimusulman qui s'est développé dans cette communauté et qui est un des facteurs principaux de la dégradation des rapports entre juifs et musulmans en France.
Goël Pinto
Ha'Aretz traduit dans Courrier International

29 avril 2007

Ils sont partout!!!!! .... ahhhh ces Libanais!

Et enfin 4 millions au Liban :)

Enfin, voilà, have a nice day et enjoy!

26 avril 2007

Présidentielles 2007


Bientôt dans les mairies?

Enfin, voilà, have a nice day et enjoy!

23 avril 2007

Un panda nourri au porno!

Opération : relancer la vie sexuelle de Chuang Chuang et Lin Hui. Un zoo thaïlandais qui assiste, impuissant, à l'inaction de son couple de pandas va montrer le mois prochain au mâle des vidéos "pornos" pour encourager les plantigrades à s'accoupler en captivité.


Les deux pandas se côtoient chastement depuis qu'ils sont arrivés au zoo de Chiang Mai, en provenance de Chine, en 2003. Timides, les plantigrades? Inexpérimentés, plutôt. "Ils ne savent pas comment s'accoupler alors il faut que nous montrions au mâle comment faire, avec des vidéos", a expliqué Prasertsak Buntrakoonpoontawee, responsable du projet.

Les deux mammifères seront séparés en décembre, mais de manière à pouvoir s'apercevoir occasionnellement l'un l'autre. Et le mâle, Chuang Chuang, six ans, assistera à des projections sur écran géant en période reproductrice. "Nous lui diffuserons la vidéo à un moment de confort et d'intimité optimal, peut-être après le dîner", a précisé Prasertsak, qui dit espérer que Chuang Chuang imiterait ce qu'il a vu avec Lin Hui. On croise les doigts. (AFP)

Enfin, voilà, have a nice day et enjoy!

Aliiiiiiiiiiive, it's aliiiiiiiiiiiiiiiiive!

Chers amis,

Comme, vous l'avez déjà probablement remarqués, Doubts & Convictions a tourné au ralenti depuis près de 3 semaines. Mais j'espère pouvoir sortir de mon hibernation quasi forcée afin de revenir vous livrer mes billets et délires divers très très vite! Merci à tout ceux qui m'ont envoyés des mails inquiets à la vue de mon absence :)

Enfin, voilà, have a nice day et enjoy!

24 mars 2007

Des larmes de sang...

Encore une petite histoire d'hôpital, mais cette fois elle est toute différente. J'ai reçus ce soir le petit M. 3 ans 1/2...a son âge il a déjà passé 2 ans en famille d'accueil, il a été rendu à maman il y a 3 mois...aujourd'hui il avait des bleus partout (bleus de dates différentes), un oeil au beurre noir, un paupière déchirée...il pleurait des larmes de sang...c'est effrayant à voir..."ça va mon grand, tu sais pourquoi tu es là?" "Oui, maman tape..." il a 3 ans 1/2, il se comporte comme un enfant de 9 ans, il est calme, silencieux...il a l'habitude d'être ignoré cet enfant...je suis sorti de sa chambre les larmes aux yeux avec une envie de taper, de hurler...et surtout de vomir!

16 mars 2007

Le conflit Israélo-Palestinien..en jeux vidéos???

C'est en tout cas l'idée de ImpactGames. Cette boite a développée un jeu vidéo de stratégie ne temps réel autour du conflit moyen oriental. Incarnez le président de l'autorité palestinienne, le premier ministre israélien; privilégiez la paix ou alors déchainer la violence...tous les scénarios sont possibles avec au bout soit une option à deux états et le prix noble de la paix...soit une nouvelle Intifada et une guerre régionale. C'est marrant comme concept, je crois que je vais l'acheter, c'est 20 USD.

Le fond alimentaire mondial (UN) a développé un concept similaire où vous incarnez une équipe de la FAO qui intervient dans un pays imaginaire...

Le jeux vidéos citoyen...et bien pourquoi pas? :) en tout cas moi ça me va!

PS: c'est mon 200 ème post!!!! 1 an et 200 posts...Happy Birthday Doubts and Convictions!

13 mars 2007

Free HUGS! Campagne INPES 2007!



C'est la vidéo de la dernière campagne de l'INPES pour lutter contre la discrimination et la stigmatisation des patients VIH. Cette vidéo est tout simplement SUPERBE!

Le principe est simple : écrire « Free hugs » (câlins gratuits) sur une pancarte, descendre dans la rue et attendre que les gens viennent vers vous et vous serrent dans leurs bras.

C’est ce geste symbolique fraternel, véritable phénomène émergeant aux quatre coins de la planète qui est mis en scène pour la première fois en France dans les deux films de l’INPES (40 secondes et 1 minute).

Ces films à mi-chemin entre le clip et le « happening » de rue seront diffusés du 11 au 21 mars sur les chaînes de télévision hertziennes et les principales chaînes du câble pour inciter le plus grand nombre à faire de même en répétant ce geste dans la rue. Preuve s’il en fallait du succès de ce phénomène, plus de 300 personnes (non castées) passant simplement dans la rue ont été “étreintes” pendant les deux jours qu’a duré le tournage du spot.

Enfin voilà, HUGS quoi!

Edit: La musique c'est "All the Same" de Sick Puppies - extrait (album "Sick Puppies", 2006)

Doubts and convictions bonus track 1!

Il y a quelques jours je vous ai raconté l'histoire de mon petit A de façon brêve...j'avais écrit deux versions du post. Je cède à la mode des bonus sur les DVD et autres versions longues pour vous faire profiter de la version longue/"director`s cut" de ce post.

****************************************

Avec un enthousiasme certain, je me dirige ce 31 janvier 2007 vers le service des urgences pédiatriques de l’hôpital d’E. afin de prendre ma garde et ainsi libérer mon confrère. Le début de mon récit peu sembler un peu sarcastique mais je dois avouer prendre un plaisir non dissimulé à cette expérience particulière que sont les urgences pédiatriques. Mon enthousiasme habituel est par contre bridé par le fait que cette garde soit la 4e en 8 jours…Foncièrement je commençai à peiner…


Le début de cette garde est donc comme toutes les autres avec son lot de bobologies, gastros, otites et autres rhinites. Le seul souci majeur était que je disposais d’1 lit d’hospitalisation, et encore ce lit n’était pas un lit officiel, mais bien le lit « on pousse les murs ». De façon quasi concomitante, je reçois deux enfants avec une gastro-entérite, fort fort déshydratés que j’ai dû garder après expansion volumique (en sus d’une rehydratation IV, il va de soit) et « hospitaliser » sous forme de lits portes virtuels dans 2 de mes 4 box d’urgences…La nuit continue à s’écouler avec une possibilité de travailler dans 2 box sur les 4 quand je reçois un petit garçon, A. , 2 ans. À l’arrivée il est déshydraté, il a perdu 3 kg en 4 jours, il urine beaucoup et bois beaucoup selon ses parents…Voilà, pour faire court au total il est en acidocétose comme mode de découverte d’un DID. La partie médicale ne m’affole pas outre mesure et est gérée. Par contre ma difficulté majeure à été lors de l’annonce du diagnostic à la famille. Je me suis senti désemparé, perdu, aussi affecté que les parents…j’ai été frappé par le diagnostic quand j’annonçais aux parents…


Nous nous installons dans un bureau tranquille … je me lance … Quelle que soit la façon de tourner les choses la conclusion reste indubitablement la même « Monsieur, Madame, votre fils de 2 ans a une maladie qu’il va avoir TOUTE SA VIE » … Pas évident à faire comprendre et même à admettre en tant que soignant. Dans un premier temps ça ressemble à la chronique d’un constat d’échec annoncé« je sais ce qu’il a madame, on sait équilibrer sa maladie mais on ne va pas/peu pas la faire disparaître». Et puis je n’annonce pas ça à un adulte qui a déjà vécu des choses et qui va devoir s’adapter, j’annonce ça à un enfant qui va le reste de sa vie ne pas pouvoir faire comme les autres : le gouter chez ton copain ? oui mais alors tu va manger ce que je vais te donner, Oui tu peux allez en balade mais prend ton pain, ton sucre, ton appareil à dextro, ton ampoule de glucagon etc etc… sympa pour un enfant…J’explique la maladie aux parents, je prends mon temps avec eux, il est hors de question de faire ça à la va vite. Et c’est à ce moment-là que le papa m’annonce qu’il se sait depuis près de 5 jours qu’il est lui-même diabétique, cette fois de type II … Ils ont été admirables.


Depuis mon petit A. est resté 3 semaines avec nous et est rentré chez lui, je l’ai revu ce matin pour sa consultation hebdomadaire pour bien affiner les derniers réglages de sa pompe. Ces consultations n’ont lieu qu’avec moi, A. est devenu mon petit protégé, je m’y suis attaché. La maman a d’ailleurs bien vu que je lui avais fait la tête le jour où elle était venue avec le carnet de surveillance SANS A. ! Non mais quelle idée saugrenue! Il est d’ailleurs rigolo d’entendre la maman raconter qu’à la maison il met les lunettes de maman sur son front (comme je fais la majorité du temps) et regarde ses parents en disant « youyou » (surnom dont les enfants m’affublent également).


Enfin, voilà, have a nice day et enjoy!

11 mars 2007

Attaque virale sur la blogosphère!

Mes amis, c'est un moment d'une extrême gravité que nous vivons aujourd'hui. La blogospère est soumise à une attaque virale de la plus grade importance au moment même où je vous parle...si si je vous assure...regardez:
Bon, c'est n'importe quoi, ok, mais tout de même ça m'amuse pas mal moi :)

06 mars 2007

Mother, I'm in the clock!

Dans la série histoires d'hôpital, sur ma garde d'hier soir nous avons reçus une jeune fille de 12 ans, roumaine ne parlant pas un mot de français qui nous avait été adressée par le Samu. On me présente la jeune fille comme ayant mal au ventre depuis quelques jours avec un peu de fièvre sans autres points d'appel que son bobo au ventre (oui oui, mon langage s'adapte à mon environnement :p ). Pour d'obscures raisons que la morale réprouve ou en tout cas que la logique semble écartée d'entrée de jeux ma collège du camion qui fait du bruit lui fait un TV, un toucher vaginal quoi...qu'elle trouve modifié...bon...en partant de ce constat et du fait que le petiote soit réglée de façon irrégulière mais qu'elle soit réglée tout de même on lui fait une échographie------surprise!Bonjour bébé de 3 mois...le visage de la petite s'illumine, celui de sa soeur s'assombris et nous explique dans un français approximatif plus proche du chti mi que toute langue compréhensible de moi "on fait comment pour avorter"...et maintenant? On fait quoi?

Enfin voilà, have a nice day et enjoy ;)

01 mars 2007

On s'attache vite...

Il y a un mois exactement je recevais aux urgences un jeune garçon de 2 ans pour une découverte de diabète. Il arrive aux urgences TRES déshydraté, en acido-cétose…pour ne pas rentrer dans moult détails médicaux un peu obscures qui pourrait me valoir des idées de vivisection d'un certain nombre d'entre vous on va dire que le fiston était très malade et que pour résumer sa glycémie avait atteint le niveau "oula, c'est beaucoup trop ça", sa cétonémie était sur une dynamique similaire alors que le petit lou était tout deshydraté (donc là c'est le versant « mais c'est pas assez! »). Passons, donc fiston est malade, on se lance dans les soins puis je demande aux parents de s'installer pour que je leur explique ce qu'il en est, leur expliquer le diabète et la suite des réjouissances. Petit lou pendant ce temps ne pleure pas, rien...plutôt mauvais signe...bon, alors je disais, coup de massue, Mr/Mme votre enfant de 2 ans à une maladie chronique...pas évident à encaisser! Oui Il va garder cette maladie toute sa vie. Re-coup de massue, le papa m'annonce qu'il est lui-même diabétique et qu'il le sait depuis 1 semaine. Fiston est hospitalisé, et, dans le cadre d'un diabète il est nécessaire de garder l'enfant longtemps afin de se donner le temps d'équilibrer sa maladie et surtout d'éduquer les parents à ce nouveau mode de vie. Pendant les premiers jours, il est plutôt morose et bougon. Ensuite il s'anime un peu, cours dans les couloirs, joue avec les autres enfants, mais pleure toujours quand je viens le voir. Au fur et à mesure il pleure de moins en moins mais continue à me regarder en biais dans le couloir. Puis un jour, sans raison apparente il finit par m’accepter. Il ne pleure plus, il me sourit, il vient dans mes bras. La dernière semaine il courrait dans le couloir en criant youyou quand il me voyait, il faisait une partie de la visite dans mes bras. En clair nous étions devenus copains. J'ai du le faire sortir hier, ça veux dire qu’il allait mieux mais ça m'a rendu profondément triste quand même, je m y étai attaché moi à mon petit A.

Enfin, voilà, have a nice day et enjoy!

17 février 2007

Les envahisseurs! Ils sont partout!

Mais qu'ois-je? Qu'entends-je? Qu'acoustiquais-je? Youyou est devenu fou, il se met à nous parler de ET, de petits hommes verts et autres Roswell. Mais à quoi tu joue le panda, tu cherches à tourner une version animalière de X Files avec toi dans le rôle de Panda Mulder? Mais non les amis, c'est juste que j'avais envie de partager avec vous les délires d'un artiste contemporain urbain dont les travaux sont visibles de tous et gratuitement dans de nombreuses villes dans le monde dont Paris (cf carte). Cet artiste n'as pas de nom, c'est "Space-Invader" pour le public. Il se balade dans le monde afin de poser de petites mosaïques des personnages inspirés des premières générations de jeux vidéo et principalement du célébrissime "Space invaders", et ainsi il ambitionne d'envahir ces villes là. Une fois une ville envahie il publie alors le plan de la ville avec les emplacements de toutes les mosaïques, et celles-ci reliées les unes aux autres forment sur le plan un "Space invader" géant. Moi j'adore!


Enfin, voilà, have a nice day et good night!

14 février 2007

Incivisme encore et toujours:

Ce matin dans le RER j'ai encore une fois assisté à une scène un peu surréaliste. Une maman avec trois enfants, dont deux dans une poussette, a failli se casser la figure en sortant du train sans que personne ne réagisse. Elle tente tant bien que mal de descendre de la rame, un de ses bébés dans les bras et les deux autres dans la poussette géante sans que 1 seul des vaillants jeunes hommes écervelés tout en muscle l'entourant ne proposent de l'aider. Conséquence de tout ça un vol plané évité quasi par miracle grâce à la dextérité de la maman qui semble être rompue à cet exercice solitaire (non! pas ça, la poussette, je voulais dire bandes de petits dégelasses!). Et là je ne peux que me féliciter de l'attitude tellement noble, amicale, charitable des gros pleins de muscles présents lors de la scène. Je n'arrive pas à dire si ma réaction est due au fait que mon seuil de tolérance vis-à-vis de la bêtise humaine est relativement faible après 36h de travail ou si elle vous semble tout simplement naturelle à la lecture du récit narrant la bravoure de ces cochons régicides qui ont fait preuve d'un manque de civisme, d'éducation voir tout simplement d'humanité rare.

"Mais dis donc gros pleins de poils bicolores, et toi dans tout ça" pourriez-vous me dire! Et bien moi j'étais dans le train se situant sur le quai d'en face, observant la scène avec un air atterré (genre ça 8-0, pour être encore plus proche de la réalité ne pas hésiter à me rajouter de la moustache, une barbe de quelques jours ainsi que les désormais indispensables cernes sous mes yeux). Mais ne croyez pas que tout était rose dans mon wagon, je devais composer avec le portable braillard de mon voisin qui diffusait je ne sais quelle merde radiophonique, intimement persuadée je suppose que l'ensemble du train était ravi par la mélodie et les textes des "Fatal bazooka". Alors que je dois vous avouer que mon voeu le plus cher à ce moment-là était de me défoncer les tympans à coups de tisonniers chauffés à blanc (spéciale cacedédi à Ouidou style AKA "je ne hurle pas, je parle" ouech ouech, yo...)

Les gens, de manière générale, sont et probablement resteront mal polis, limite quasi sauvages. Il y a des jours où je m en fous totalement et d'autre où ça m atteints tout de même un peu. Aujourd’hui ça ne m’atteint pas mal et me pousse dans les retranchements de ma misanthropie! Je vous prie d'agréer, chers voisins de train, l'assurance de mon plus profond mépris!

Enfin, voilà, allez have a nice day et Enjoy :) moi vais faire dodo!

10 février 2007

Sarkozy Vs Ségolène? Sarkolène Vs Ségozy? Je m'en fous!

Amis lecteurs, si vous êtes assidus de ce blog vous vous êtes sûrement déjà rendu compte que ça fais un certain temps que je ne me suis pas exprimé sur la politique intérieure française. Si ce n'est pas le cas la suite de ce billet ne vous intéressera probablement pas, mais on va faire comme si vous vous étiez tous rendus compte de ce fait atterrant et tout bonnement passionnant! Mais pourquoi me direz-vous, ou vous ne le dites pas, mais faites comme si, merci. Donc je disais, enfin vous me disiez, "dis donc le panda ça fais longtemps que tu ne nous a pas saoulé avec tes élucubrations au sujet de la scène politique française" Ben la raison est très simple, la politique en France ces derniers temps m'ennuie! Mais si je vous assure! Pléthore de sondages nous assomment avec le soit disant intérêt que les français portent à cette campagne présidentielle, je dois donc faire partie de cette frange marginale qui s'en fous! Au fait non, je ne m'en fous pas, je m'emmerde! Prenez n'importe quel candidat et vous allez entendre les mêmes idées lyophilisées, sorte d'"idées 30'" fournies par des états majors politiques certains que ce que les français recherchent sont de idées simples que l'on peu prépare en ajoutant un peu d'eau chaude. Le programme du parti socialiste est tellement léger et inapplicable qu'il donne l'impression de pouvoir être lu en apesanteur. Sarko avec sa nouvelle image sous disant consensuelle et fédératrice s'éloigne de plus en plus de sa fameuse rupture. Les diverses extrêmes ont le mérite de la constance dans leurs discours risibles. Le seul qui semble surnager dans cet océan de médiocrité politiquarde reste le bon François Bayrou, mais même lui me déçoit ou pour être plus précis me fait languir par son manque de propositions concrètes. Alors oui, je ne fais pas partie de ces 75% de gens passionnés par la campagne pour la magistrature suprême. Une autre explication possible aussi, je peux faire preuve d'un snobisme tel que m'intéresser au même moment à un sujet qui passionne le 3/4 des gens de ce pays me chagrine ;).

Enfin, voilà, allez have a nice day et Enjoy :)

08 février 2007

Chronique d'une journée ordinaire?

Depuis près d'une semaine et le passage des urgences à l'hospitalisation traditionnelle je redécouvre le rythme qui est tellement spécifique à cet exercice. "Une Echo, oui bien sur! Alors je peux vous proposer le 08, non non pas le 08 février, le 08 MARS! ca vous va?" "La radio pour la petite F, pas de soucis, vers 19h30 ça va?" Sauf qu'il est 9h30 que c'est une radio de contrôle urgente...mais ça change rien...ok, on fait avec. L'hospit c'est aussi un suivi plus régulier de mes petits patients avec les épisodes de fous rires inévitable que l'on a lorsque l'on travaille avec des enfants.

Par exemple une de mes petites de 8 ans viens me voir ce matin très sérieusement et me demande si notre spécialité dans le service c'est le diabète, parce quelle a remarquée que beaucoup de ces petits camarades étaient diabétiques comme elle. Elle aurait été parfaite si elle avait ajoutée, avec une voix pincée, "chère confrère, je me demandais et bla bla bla et bla bla bla..." Juste après ça elle prend mes cahiers de prescriptions et les feuillètent en mettant ses lunettes sur son front...comme moi en somme. La dessus sa copine sors de sa chambre, (ces deux là c'est nos Laurel et Hardy à nous) me pince les fesses et me demande mon prénom. Je répond, elle me fais un grand sourire puis me dit "non, c'est pas vrai" et s'en va...et ce manège dure depuis 1 semaine, tous les matins je ne suis donc PAS Youri ;) La nouveauté du jour, après notre manège quotidien elle revient vers moi avec son sourire malicieux et me dit très sérieusement que c'est bizarre comme prénom Youri pour un grand, c'est un prénom de petit et pas de grand!

Rigolottes mes petites! Mais, une autre facette du lieu est elle moins...rassurante. Lors de cette même journée je descends un grand de 14 ans pour une radio. On sort de l'ascenseur et là passant comme une furie je vois un type avec un perfecto de cuir, suivi par un grand black un brassard police au bras. 2 secondes de calme, et cette fois c'est 10 types en uniforme qui passent...bon, on garde son calme et on va à la radio. Sur le chemin du retour même cinéma...un des policiers s'arrête et m'explique que deux bandes du département s'affrontent dans les couloirs de l'hôpital...version bataille rangée dans un épisode d'urgences!! J'attends un peu, et je sors de l'hôpital pour rentrer à la maison, devant l'hôpital il y a une bande d'une 20ène de types qui me regardent bizarrement...j'accélère , deux d'entre eux m'emboîtent le pas, je ne suis pas super rassuré mais je ne m'inquiète pas outre mesure, c'est des gamins du quartiers que j'ai déjà vu à moult reprises. Mais aujourd'hui ils avaient l'air beaucoup plus énervées que d'habitude. Et là l'un d'entre eux m'interpelle et me demande des nouvelles de sa soeur, qui se trouve être une de mes patientes...ouffff si ce n'est que ça.

Allez direction le RER, retour à la maison pour se poser un peu. Ce genre de journée arrive rarement mais marque tout de même et la conclusion reste indubitablement là même:

voilà, c'est fini et à demain, si vous le voulez bien.